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Abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes : "Un sage atterrissage", selon la presse

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, mercredi 17 janvier 2018, l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, mercredi 17 janvier 2018, l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Loïc Venance, AFP

Hormis la presse de droite qui souligne le recul du gouvernement, pour la grande majorité des quotidiens français, l'annonce, mercredi, de l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-de-Landes est une sage décision.

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L'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, annoncé mercredi 17 janvier par le gouvernement, est une décision raisonnable, un "sage atterrissage", estime jeudi la presse française.

"Il y a des projets qu'il faut savoir abandonner. La décision annoncée hier par le Premier ministre est donc une décision raisonnable", assure Guillaume Goubert, dans La Croix. Laurent Joffrin, de Libération, voit dans cette décision "un sage atterrissage".

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Sur le même thème, Cécile Cornudet, des Échos, décerne un "brevet de copilote" à Édouard Philippe qui a su "prendre les commandes, définir la route, atterrir malgré le mauvais temps". Pour Gilles Grandpierre, de L'Union/L'Ardennais, "il était temps, vraiment, de tenter un atterrissage en douceur avec ce dossier qui a peu ou prou embarrassé quatorze gouvernements".

"Il y a bien un pilote dans l'avion. Emmanuel Macron en l'occurrence qui, au terme d'un vol chaotique de près de cinquante ans, vient d'essayer de faire atterrir sans trop de casse le dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes", écrit Le Figaro en pages intérieures. Et de poursuivre : "Mais plutôt que d'annoncer lui-même la manœuvre, c'est son copilote Édouard Philippe qu'il a dépêché".

Dans L'Est républicain, Alain Dusart rappelle que "tous les gouvernements précédents ont capitulé ou enclenché la marche arrière, commandant ici un rapport, organisant là un référendum sans tenir compte de son résultat".

Macron et Philippe "ont l'habilité de trancher et surtout de le faire vite"

"Gouverner, c'est choisir. Et parfois renoncer à ses promesses de campagne", explique dans Le Parisien, Pierre Chausse qui pense qu'au final on "ne retiendra qu'une chose : il a tranché".

Édouard Philippe et Emmanuel Macron "ont l'habilité de trancher et surtout de le faire vite", constate Bertrand Meinnel, du Courrier picard. Ils vont ainsi éviter "de s'empoisonner le reste du mandat avec des épines empoisonnées dans le pied", explique-t-il.

"Une autre décision pouvait-elle être prise ? Sans doute pas", reconnaît Patrick Apel-Muller, dans L'Humanité, en déplorant un "constat de fiasco". "Tout ça pour ça", s'emporte François-Xavier Lefranc dans Ouest-France. "Un demi-siècle de débats sans fin, d'oppositions, de tensions, un coût financier extravagant (...) Un des plus beaux fiascos en matière de projet de développement", déplore-t-il.

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Dans L'Opinion, Nicolas Beytout soupçonne "une vaste mise en scène" qui cacherait "un deal originel, entre Emmanuel Macron et Nicolas Hulot. Un morceau de popularité contre un plat de lentilles".

Enfin, Bruno Dive dans Sud-Ouest, se demande si la décision remettra "les choses à plat comme après l'abandon de la centrale de Plogoff et du terrain militaire sur le Larzac par Mitterrand en 1981" ou "si la geste macronienne de l'autorité bienveillante et de l'économie florissante s'est abîmée en bout de piste d'un aéroport qui n'aura jamais existé".

Avec AFP

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