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Des journalistes demandent à la France d'accueillir un confrère pakistanais menacé

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Paris (AFP)

Un collectif de journalistes demande à la France d'accueillir leur confrère pakistanais Taha Siddiqui, correspondant de France 24 et lauréat du prix Albert Londres, dont les jours sont en danger après une tentative d'enlèvement, selon une tribune publiée sur le site du Monde jeudi.

"En tant qu'amis reporters et anciens correspondants au Pakistan, nous demandons aux autorités françaises de condamner officiellement l'agression d'un journaliste qui depuis six ans défend nos valeurs, la liberté d'expression et la démocratie dans son pays", écrit la vingtaine de signataires, issus de plusieurs grands médias français.

Le 10 janvier, Taha Siddiqui a été victime d'une tentative d'enlèvement en plein jour alors qu'il se rend à l'aéroport d'Islamabad, "un trajet tout ce qu'il y a de plus banal sur l'un des axes les plus sécurisés du pays", rappelle la tribune.

"Connu pour dénoncer sur les réseaux sociaux les abus de tous bords, des talibans à l'armée pakistanaise, le reporter se sait menacé" et avait "porté plainte contre une des officines de sécurité du ministère de l'Intérieur pour tentative d'intimidations", "une première dans l'histoire du journalisme au Pakistan".

"Aujourd'hui, le reporter n'a aucun doute. Ses agresseurs font partie des +agences pakistanaises+, ces forces de sécurité de l'ombre qui instaurent un climat de peur sur le pays et étouffent la moindre contestation", et si "lui et sa famille sont désormais sous protection policière", "le reporter sait que ses ravisseurs sont capables de réitérer leur attaque", poursuit la tribune.

Correspondant de France 24 au Pakistan depuis 2012, c'est le seul étranger à avoir été récompensé par le prix Albert Londres.

"Mais aujourd'hui sa vie est en danger, comme celle de sa famille", avertissent les signataires, qui espèrent que "l'Etat français lui accorde très vite un visa et un permis de travail, pour qu'il puisse être mis hors de danger et exercer son métier au pays des droits de l'Homme" et "qu'il permette aussi à son épouse et à son fils de le rejoindre rapidement".

"Nous souhaitons que les chaînes de télévision pour lesquelles Taha Siddiqui a collaboré pendant de nombreuses années acceptent de faire travailler un journaliste rigoureux, professionnel et précieux, le meilleur d'entre nous. S'il lui arrivait quelque chose, nous serions tous responsables", préviennent-ils.

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