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L'ONU veut relancer l'enquête sur les attaques chimiques en Syrie

Enterrement d'une victime de l'attaque chimique ayant touché la localité de Khan Cheikoun, en Syrie, en avril 2017.
Enterrement d'une victime de l'attaque chimique ayant touché la localité de Khan Cheikoun, en Syrie, en avril 2017. Fadi al-Halabi, AFP (archives)

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé, jeudi, le Conseil de sécurité à relancer les enquêtes sur les attaques chimiques perpétrées en Syrie. En novembre, la Russie s'y était opposée.

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Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé, jeudi 18 janvier, le Conseil de sécurité à relancer l'enquête sur les attaques chimiques en Syrie, afin de punir les responsables et ce, malgré deux vetos russes, en novembre, sur la poursuite des enquêtes internationales.

L'usage de l’arsenal chimique dans ce conflit "remet sérieusement en cause le tabou planétaire contre ces armes de destruction massive",  a déploré Antonio Guterres.

"Identifier les responsables et de leur demander des comptes"

"Si l'usage d'armes chimiques en Syrie est à nouveau établi, la communauté internationale doit trouver une manière appropriée d'identifier les responsables et de leur demander des comptes", a-t-il ajouté.

En septembre 2017, les enquêteurs du JIM, mission d'enquête conjointe créée en 2015 par l'ONU et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), avaient conclu à la responsabilité de Damas. Ils avaient accusé l'armée de l'air syrienne d'avoir perpétré, le 4 avril 2017, une attaque contre le village de Khan Cheikhoun ayant fait plus de 80 morts.

Moscou avait rejeté ces conclusions, au motif que les experts ne s'étaient pas rendus sur place, et en les accusant de s'être appuyés sur des témoins liés à l'opposition.

Washington accuse Moscou

L'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies Nikki Haley a accusé, jeudi, la Russie d'offrir un parapluie diplomatique à la Syrie et estimé devant le Conseil de sécurité que l'ONU "devait répondre à cette violation flagrante du droit international".

Moscou "semble représenter un effort intentionnel de semer la confusion et de protéger l'usage continu d'armes chimiques par le régime d'Assad", a-t-elle écrit  en janvier dans une lettre au secrétaire général de l'ONU.

De son côté, la France va réunir le 23 janvier à Paris les pays qui souhaitent "coopérer efficacement contre l'inacceptable impunité d'utilisation d'armes chimiques", a affirmé son ambassadeur auprès des Nations unies François Delattre.

"Un nouveau partenariat intergouvernemental sera constitué à cette occasion, dont l'objectif sera d'aider et de soutenir les mécanismes existants dans leur travail d'enquête et les organisations internationales, en premier lieu l'OIAC", a-t-il ajouté.

La mission du JIM a pris fin en novembre mais l'OIAC présente ses propres rapports rédigés lors de missions en Syrie. L'une de ces enquêtes, dont les conclusions ont récemment été soumises au Conseil de sécurité, indique que du gaz sarin avait été utilisé lors d'une attaque contre le village de Latamneh le 30 mars 2017.

Avec AFP

 

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