BRÉSIL

Brésil : jugé en appel pour corruption, Lula joue sa survie politique

Lula a été condamné à neuf ans et demi de prison pour corruption en juillet 2017.
Lula a été condamné à neuf ans et demi de prison pour corruption en juillet 2017. Mauro Pimentel, AFP

Le procès en appel de l'ancien président brésilien Lula, condamné à neuf ans et demi de prison pour corruption passive, se tiendra mercredi à Porto Alegre. Si sa peine est confirmée, il ne pourra pas se présenter à la présidentielle de 2018.

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La journée du mercredi 24 janvier s'annonce décisive pour Luiz Inácio Lula da Silva. L'avenir politique de l'icône de la gauche brésilienne est suspendu à la décision des trois juges de la cour d'appel de Porto Alegre.

Depuis sa condamnation en juillet dernier à neuf ans et demi de prison pour avoir reçu un triplex en échange de son intercession dans l'attribution de marchés publics de Petrobras lors de sa présidence (2003-2010), Lula n'a cessé de clamer son innocence. En annonçant sa décision de faire appel de la décision, il en profite pour annoncer qu'il sera candidat à l'élection présidentielle d'octobre 2018.

Il se dit victime d'un "pacte diabolique" destiné à l'empêcher de se représenter à la prochaine présidentielle.

Des sondages favorables

"C'est une erreur car tous les sondages récents montrent des intentions de vote de plus en plus nombreuses pour le président Lula et un soutien croissant au PT", a déclaré le 19 janvier à l'AFP Dilma Rousseff, destituée en 2016 pour maquillage des comptes publics et qui s'est dite victime d'un "coup d'État". Le dernier sondage Datafolha donne à Lula 34 % des intentions de vote, loin devant le député d'ultra-droite Jair Bolsonaro, à 17 %.

Pour Dilma Rousseff, qui dénonce une "politisation du sytème judiciaire", seul Lula est à même de "panser les plaies" du Brésil, dirigé par le conservateur Michel Temer qui lui avait succédé. Celui-ci bat tous les records d'impopularité et son mandat a été secoué par des affaires de corruption.

Dilma Rousseff a écarté l'option de la case prison pour son ex-mentor. "Je ne crois pas en cette possibilité. Ils ne vont pas vouloir faire de lui un héros encore plus grand", a-t-elle conclu. Très active sur les réseaux sociaux où elle se présente comme "la présidente élue du Brésil", Dilma Rousseff réfléchit à une éventuelle candidature au Congrès tout en soutenant toujours fidèlement Lula.

Avec AFP

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