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Mike Pence au Proche-Orient : héros des Israéliens, boudé par les Palestiniens

Le portrait de Mike Pence piétiné lors d'une manifestation contre sa venue, le 21 janvier à Bethléhem.
Le portrait de Mike Pence piétiné lors d'une manifestation contre sa venue, le 21 janvier à Bethléhem. Musa al-Shaer, AFP

Arrivé en Israël pour l'ultime étape de sa tournée régionale, le vice-président américain ne devrait rencontrer aucun dirigeant palestinien. Plusieurs organisations ont appelé à la manifestation et à la grève générale mardi.

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Le vice-président américain, Mike Pence, est arrivé dimanche soir en Israël, où il sera reçu avec les honneurs, après la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale de l’État hébreu par les États-Unis, alors que les Palestiniens boycottent sa venue.

Fait exceptionnel au cours d'une telle visite, il ne devrait en effet rencontrer aucun dirigeant palestinien, tandis que plusieurs organisations ont appelé à la manifestation et à la grève générale mardi. Une coalition des partis arabes au Parlement israélien a également annoncé qu'elle boycotterait le discours de Mike Pence à la Knesset, le qualifiant d'homme "dangereux et messianique".

Parti pris

Mike Pence est un fervent évangéliste américain et la décision présidentielle sur Jérusalem a été largement interprétée comme une concession à cet électorat important pour le président Donald Trump.

Depuis la décision unilatérale sur le statut de Jérusalem, et l’annonce la semaine passée du gel de dizaines de millions de dollars d'aide à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, la colère est vive. Selon l’Autorité palestinienne, Donald Trump a ouvertement manifesté le parti pris pro-israélien affiché depuis des mois, et disqualifié les États-Unis dans le rôle de médiateur de l'effort de paix.

>> À voir : "Saeb Erekat : 'La solution à deux États a été détruite'"

Mike Pence a toutefois dit espérer que "l'Autorité palestinienne reprenne bientôt le dialogue", lors d'une visite surprise à des soldats américains combattant le groupe État islamique près de la frontière syrienne, après avoir rencontré le roi Abdallah II de Jordanie.

Abbas se tourne vers l’UE

De son côté, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré, dimanche soir, "qu'il n'y avait pas d'alternative à l'administration américaine pour faire avancer le processus de paix". "Celui qui n'est pas prêt à parler avec les Américains de paix, ne veut pas la paix", a-t-il ajouté.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, va quant à lui demander formellement à l'Union européenne de reconnaître l'Etat de Palestine lors de sa rencontre lundi à Bruxelles avec les chefs de la diplomatie européenne.

Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus épineuses en vue d'un règlement du conflit israélo-palestinien. Israël s'est emparé de Jérusalem-Est en 1967 et l'a annexée. Il proclame tout Jérusalem sa capitale "indivisible". L'annexion est jugée illégale par l'ONU. Les Palestiniens entendent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'État auquel ils aspirent.

"Les Américains devraient comprendre que les Palestiniens, les Arabes, personne n'acceptera un plan américain qui ne comprenne pas Jérusalem, qui ne comprenne pas les colonies, qui ne comprenne pas les réfugiés", a expliqué dimanche soir à l'AFP le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Malki.

Avec AFP

 

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