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La liste noire européenne des paradis fiscaux réduite de moitié

Des militants d'Oxfam protestaient, à Bruxelles en décembre, contre liste européenne des paradis fiscaux qu'ils trouvaient trop faible
Des militants d'Oxfam protestaient, à Bruxelles en décembre, contre liste européenne des paradis fiscaux qu'ils trouvaient trop faible Emmanuel Dunand, AFP

L'Union européenne a retiré, mardi, huit pays de sa liste noire des paradis fiscaux, qui avait été établie en décembre 2017 et ne comptait initialement que 17 membres.

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Huit pays ont disparu, mardi 23 janvier, de la liste noire européenne des paradis fiscaux. Les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de diviser par deux cette liste d'États aux pratiques fiscales jugées non-coopératives, la ramenant de 17 à 9.

La Corée du Sud, les Émirats arabes unis, la Tunisie, la Mongolie, Macao, la Grenade et la Barbade ont ainsi retrouvé une certaine grâce aux yeux de l'UE. Même Panama, pourtant au centre des Panama Papers, a bénéficié de la bienveillance européenne. Ils ont été placés sur la liste grise, qui comporte plus d'une quarantaine de nations "sous surveillance".

La décision européenne était attendue et controversée. Réduire de moitié la liste noire trois mois à peine sa mise en place - le 5 décembre - peut sembler hâtif. Les ministres européens des Finances ont assuré qu'ils avaient reçu des lettres des gouvernements concernés prouvant leur volonté de rendre leurs pratiques fiscales plus transparentes. Pour Bruno Le Maire, le ministre français de l'Économie, la réduction de nombre de pays sur la liste noire prouve que "la pression européenne a apporté ses premiers résultats !".

Une liste trop courte ?

Pas sûr que les ONG qui luttent contre l'évasion fiscale soient du même avis. À l'époque de la création de la liste noire européenne, des associations comme Oxfam ou Transparency International avaient critiqué l'initiative, regrettant qu'aucun pays européens ne figurent sur la liste, alors même que des États comme le Luxembourg ou l'Irlande proposent des largesses fiscales qui n'ont rien à envier à certaines paradis fiscaux. Ils avaient jugé que le choix des États à mettre ainsi à l'index était le fruit de compromis politiques qui avaient abouti à une liste trop restrictive. Elle l'est dorénavant encore plus.

Il ne reste plus que Bahreïn, Guam, les Îles Marshall, la Namibie, les Palaos, Samoa, les Samoa américaines, Sainte-Lucie ainsi que Trinidad-et-Tobago.

 

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