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Le "Barjot", Jackson Richardson, entraîne l'équipe de handball du Gabon

Le joueur de handball Jackson Richardson lors d'un match de poule de l'équipe du Gabon, le 22 janvier 2018.
Le joueur de handball Jackson Richardson lors d'un match de poule de l'équipe du Gabon, le 22 janvier 2018. Steve Jordan, AFP

L'ancien champion du monde de handball français Jackson Richardson endosse les habits d’entraîneur de l’équipe nationale du Gabon, qui dispute mercredi les quarts de finale de la CAN. Un "rêve" pour le demi-centre de l’équipe des "Barjots".

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De meilleur joueur du monde à sélectionneur du Gabon. Le demi-centre des "Barjots", ancien surnom de l'équipe de France de handball (1993-1996), Jackson Richardson a rebondi sur le banc le temps de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de handball à Libreville. Dans ses nouveaux habits d'entraîneur de ce pays d'Afrique centrale, le Français est bien parti pour continuer à faire rêver les foules alors que l'équipe nationale dispute, mercredi 24 janvier, les quarts de finale du rendez-vous continental pour la première fois depuis 2006.

"Ça a toujours été mon rêve d'entrainer une équipe nationale", confie le double champion du monde (1995 et 2001) et figure des Bleus des années 1990. Pourquoi le Gabon ? "Vous savez comme moi que l'équipe de France a des entraîneurs bien calés...", dit-il, en référence aux coaches de l'équipe de France, tous d'anciens ténors du handball français. "Le Gabon m'a donné l'opportunité de venir", ajoute simplement celui qui a signé un contrat de deux ans.

Si certains ne manquent pas d'invoquer également une motivation financière – Richardson est rémunéré 15 000 euros par an hors primes par l'État gabonais, selon un proche – il voit dans cette aventure un "nouveau challenge".

Le Gabon, future "grande nation du handball"

C'est aussi pour "créer quelque chose" qu'il a rejoint un pays qui n'est pas une terre de handball mais veut se donner les moyens de le devenir. Pour renforcer la compétitivité dans l'équipe, le Gabon a donné la bi-nationalité à cinq joueurs français quelques mois avant la compétition. Pour la CAN, il a également rendu gratuits des tickets initialement payants par souci d'attractivité.

"Le coach est bon, mais je pense que nos éléments ne sont pas à plaindre non plus. Nous allons devenir une grande nation du handball", assure ainsi le ministre des Sports gabonais, Mathias Otounga Ossibadjouo. Un an après avoir déjà organisé la CAN de football, le Gabon entend mettre en avant l'unité nationale, et promouvoir son image internationale, après des élections présidentielles de 2016 mouvementées.

Pour Richardson, qui s'inscrit dans les traces des Caude Le Roy et Hervé Renard, entraîneurs français qui s'épanouissent dans le football africain, l'objectif est clair : "atteindre le Graal". Un titre avec une sélection serait une première pour le quarantenaire, qui a pris sa retraite sportive en 2009. Il n'entraîne des équipes du championnat français (Chambéry, Dijon) que depuis deux ans et reste peu expérimenté comme technicien.

"D'aucuns disent qu'un grand joueur n'a jamais fait un grand entraîneur. Zidane a prouvé le contraire au foot. Donc là on aura le temps de regarder, mais je peux vous dire que c'est un grand monsieur et nous allons le prouver en quart", annonce l'arrière Yannick Aubyang Milama. Ce qui importe le plus à Richardson ? "Aller le plus loin et donner l'envie à des jeunes futurs joueurs ou joueuses de prendre du plaisir sur un terrain".

Avec AFP

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