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Égypte : le candidat Khaled Ali jette l'éponge face à Sissi

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s'est déclaré candidat à sa réelection dans un discours le 19 janvier 2018.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s'est déclaré candidat à sa réelection dans un discours le 19 janvier 2018. Mohamed El-Shahed, AFP

L'avocat défenseur des droits de l'Homme Khaled Ali a annoncé qu'il renonçait à se présenter à l'élection présidentielle égyptienne en mars, face au sortant Abdel Fattah al-Sissi, seul candidat officiel à ce jour.

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Le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, est toujours le seul candidat à sa propre succession. L'avocat défenseur des droits de l'Homme Khaled Ali a en effet rénoncé mercredi 24 janvier à se lancer dans la course à la présidentielle.

Opposant réputé, célèbre pour avoir mené une bataille judiciaire contre le régime de Abdel Fattah al-Sissi et pour avoir été candidat à la présidentielle de 2012 face à l'islamiste Mohamed Morsi, Khaled Ali a déploré le fait que l'annonce de sa candidature en novembre avait "été accueillie avec une réaction de colère et d'irresponsabilité, se manifestant par l'arrestation d'un grand nombre de (ses) jeunes militants".

Il a ajouté que les candidats potentiels n'avaient pas eu le temps d'obtenir les parrainages nécessaires pour s'enregistrer avant la date butoir du 29 janvier, qui n'avait été annoncée que le 8 janvier par l'Autorité nationale des élections. Selon cette figure de la révolte de 2011 qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak, le calendrier électoral ne permet pas une "élection (présidentielle) libre et juste".

De nombreux retraits

La décision de Khaled Ali intervient alors que plusieurs autres candidats, qui avaient annoncé leur intention de se présenter, ont, ces derniers temps, été disqualifiés ou ont annoncé leur retrait de la course à la présidentielle.

L'ex-Premier ministre Ahmed Chafiq, perçu comme un possible adversaire gênant pour Abdel Fattah al-Sissi, avait annoncé fin novembre, depuis les Emirats arabes unis, son intention de se présenter. Mais à son retour d'exil début décembre, il avait renoncé après être resté introuvable pendant 24 heures.

Un autre candidat potentiel, le colonel Ahmed Konsowa, a été condamné en décembre, soit peu de temps après avoir annoncé son intention de se présenter, à six ans de prison pour "comportement nuisant aux exigences du système militaire".

Et le 15 janvier, le neveu de l'ancien président Anouar el-Sadate, Mohamed Anouar el-Sadate, devenu une voix dissidente, a annoncé qu'il ne serait pas candidat lui non plus, dénonçant un climat peu propice à un scrutin libre.

Abdel Fattah al-Sissi, qui dirige le pays d'une main de fer depuis son élection en 2014, a déposé officiellement mercredi sa candidature. Le premier tour est prévu du 26 au 28 mars, après un mois de campagne électorale.

Avec AFP

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