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Dans la presse

Prisons : "De la colère au bras de fer"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, jeudi 25 janvier, le durcissement du mouvement des surveillants de prison, les ambitions du gouvernement en matière de formation. La guerre des fusées. Et deux singes chinois clonés.

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Au menu de cette revue de presse française, le durcissement du mouvement des surveillants de prison. Depuis hier, les négociations avec le ministère de la Justice sont au point mort.

Après une journée de négociation infructueuse, mardi, avec la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, le conflit s’enlise et entre aujourd’hui dans sa onzième journée - un blocage que la Croix explique par "la méconnaissance" qu’aurait le gouvernement de ce dossier, et par la concurrence entre syndicats, "sur fond de mal-être ancien" d’une "profession éprouvée". Le journal évoque le conflit le plus dur depuis 1992, lié à "l’insécurité croissante en détention", due elle-même au "passage à l’acte répétitif ces derniers jours de détenus radicalisés". Hier, 119 établissements sur 188 étaient perturbés à des degrés divers, selon la Croix, avec un nombre croissant de prisons gérées par la police ou la gendarmerie. Le mouvement de colère des surveillants, également décrypté et mis en image par le dessinateur Hugues Micol dans Libération, à l’occasion de l’ouverture, aujourd’hui, de la 45e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Libé rapporte que ce mouvement complique aussi les conditions de vie des prisonniers, privés de promenade, de douche et de parloir, et confinés dans leur cellule. "Entre les murs, la situation devient de plus en plus tendue", prévient le journal. D’après l’Observatoire international des prisons, une audition de comparution immédiate aurait même dû été reportée d’un mois, à Nantes, prolongeant d’autant la détention provisoire d’un détenu.

Face à cette situation, l’administration pénitentiaire demande l’application stricte des sanctions prévues contre les surveillants en grève. Le Figaro rappelle que les surveillants de prison sont soumis à un statut spécial qui leur interdit le droit de grève, et qu’à ce titre, ils sont désormais susceptibles d’être suspendus "avec sursis" ou révoqués définitivement pour "faute grave". Ce à quoi les syndicats ont répondu en promettant des "épidémies de grippe", autrement dit des congés maladie en rafale. L’Humanité, de son côté, accuse le gouvernement de chercher à "faire perdre du temps aux gardiens de prison" en opposant la menace et "l’inertie" à des revendications provoquées par la "crise du système et judicaire, affaibli par des politiques d’austérité". Depuis des années, dénonce l’Huma, "les signaux d’alerte se sont multipliés sans faire bouger d’un iota les tenants des postures répressives, ni les comptables qui jugent chaque dépense publique comme une perte pour leurs amis".

 

À noter aussi ce matin, la stagnation du chômage en 2017, malgré le retour de la croissance. La publication de chiffres jugés plutôt décevant coïncide avec le rappel des pistes envisagées pour réformer l’assurance-chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage - qui doivent aboutir au printemps à un nouveau projet de loi, présenté comme la seconde étape de la refonte du modèle social français imaginée par Emmanuel Macron. D’après le site du Figaro le gouvernement aurait l’intention d’investir 15 milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat pour former un million de jeunes et un million de chômeurs, selon une méthode présentée comme étant "radicalement différente des plans précédents". "Exit, cette fois-ci, les actions court-termistes, place à une stratégie davantage axée sur la qualité, qui s’inscrit dans la durée, pour financer des parcours de formation qui répondent réellement aux besoins du marché du travail". L’argument convainc-t-il les Français ? Pas vraiment, à en croire ce sondage également publié par le site du Figaro, qui indique qu’une majorité d’entre eux ne croit pas que les réformes annoncées, auxquelles ils se disent par ailleurs favorables, auront un impact réel sur l’emploi en 2018.

 

Prenons un peu de hauteur, avec cette enquête de Libération sur la "guerre des fusées". "Salut à tous, je m’appelle Elon Musk. Je suis le fondateur de SpaceX et dans cinq ans, vous êtes tous morts". Lancé en 2006 à la tribune d’un congrès spatial, le défi du fantasque milliardaire américain, avait été prise, à l’époque pour une fanfaronnade, rappelle le journal, qui raconte comment Elon Musk est peu à peu parvenu à imposer sa firme dans le monde de l’aérospatiale, au point de commencer à faire trembler, douze ans plus tard, les plus grands, y compris l’agence spatiale européenne. Une aventure illustrée cette fois par le dessinateur Jeremy Perrodeau. "Une décennie plus tard, plus personne ne rigole", d’après Libé – qui annonce que la fameuse fusée "récupérable" Falcon 9 d’Elon Musk a "complètement rebattu les cartes", en promettant aux opérateurs de satellites des coûts de lancement divisés par deux. En 2017, Space X aurait même surclassé, pour la première fois, l’Europe spatiale, avec 18 tirs contre 11. Elon Musk veut maintenant décrocher la Lune et la planète Mars. Toujours selon Libération, en plus de ses fusées réutilisables Falcon 9, Space X travaillerait à une version ultrapuissante, flanquée de deux propulseurs supplémentaires : la très attendue Falcon Heavy, qui doit se montrer non seulement capable de mettre sur orbite les satellites les plus lourds, mais aussi d’arracher à la Terre un vaisseau spatial habité à destination de la station spatiale internationale - ce que seuls les Russes savent faire aujourd’hui -, mais aussi effectivement vers la Lune… et même Mars. Prévu initialement en 2013, le vol inaugural de la Falcon Heavy serait désormais imminent, selon Libé.

 

Des chercheurs chinois ont réussi, eux, à faire naître pour la première fois des primates génétiquement identiques, grâce à la même technique de clonage utilisée pour la célèbre brebis Dolly. Vingt ans après le premier mammifère cloné, voici Zhong Zhong et Hua Hua, deux macaques crabiers âgés respectivement de huit et six semaines.Ils seraient pour le moment en bonne santé. Lu sur le site du Parisien.

 

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