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Prisons : au 12e jour de blocage, le syndicat majoritaire signe l'accord du ministère de la Justice

Des gardiens de prison manifestent sous les banderoles de leur syndicat devant la prison pénitentiaire de Marseille, le 25 janvier 2018.
Des gardiens de prison manifestent sous les banderoles de leur syndicat devant la prison pénitentiaire de Marseille, le 25 janvier 2018. Boris Horvat, AFP

Alors que les prisons françaises étaient bloquées depuis deux semaines, le syndicat majoritaire chez les gardiens de prison Ufap-Unsa a décidé jeudi de signer l'accord du ministère de la Justice. Une sortie de crise semble désormais possible.

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L'Ufap-Unsa Justice, le syndicat majoritaire (40 %) chez les surveillants de prison, a annoncé vendredi 26 janvier qu'il acceptait les propositions du gouvernement pour l'amélioration des conditions de travail. De son côté, la chancellerie a confirmé : "Les mesures entreront rapidement en vigueur".

L'accord proposé la veille par la garde des Sceaux Nicole Belloubet comprend des mesures pour améliorer la gestion des détenus radicalisés, renforcer la sécurité des agents, ainsi que la création de 1 100 emplois supplémentaires et une enveloppe de plus de 30 millions d'euros pour des indemnités.

Dissidence du côté des syndicats

De leur côté, la CGT-pénitenciaire (15 % des personnels) et le SNP-Force Ouvrière (30 %) ont annoncé qu'elles ne signeraient pas ce nouveau projet d'accord . La CGT déplore notamment l'absence de proposition sur l'évolution statutaire des personnels.

Cette signature de l'Ufap-Unsa semble pourtant annoncer la fin du mouvement. "De l'engagement de la signature découle la levée des piquets de grève pour l'Ufap-Unsa Justice. Maintenant, je ne m'engage pas pour les autres organisations syndicales" a expliqué Jean-François Forget. La CFDT a également reconnu "des avancées significatives" dans les propositions du gouvernement.

Le mouvement, très suivi cette semaine, avait semblé faiblir vendredi matin, avec 62 établissements sur 188 touchés à des degrés divers (retards ou refus de prise de service, barrages filtrants ou blocages), contre 116 prisons affectées jeudi, selon les chiffres de la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP).

Nicole Belloubet avait défendu vendredi matin sur la radio Europe 1 "des propositions très sérieuses" et espéré "une prise de responsabilité, une prise de conscience" des surveillants, et une reprise rapide du travail.

Avec AFP

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