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Minuit moins 2 minutes, le risque nucléaire fait avancer l'horloge de l'apocalypse

"L'horloge de l'apocalype", dévoilée le 25 janvier 2018 à Washington.
"L'horloge de l'apocalype", dévoilée le 25 janvier 2018 à Washington. AFP

"L'horloge de l'apocalypse", qui symbolise l'imminence d'un cataclysme planétaire, a été avancée en raison d'un risque accru de conflit nucléaire mondial et de "l'imprévisibilité" du président américain Donald Trump.

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"L'horloge de l'apocalypse"… Ceci n’est pas le titre d’un mauvais film catastrophe, mais un concept tout à fait sérieux, utilisé par des scientifiques pour symboliser l'imminence d'un cataclysme planétaire.

Mauvaise nouvelle : nous sommes désormais "à deux minutes" symboliques de la catastrophe, heure fatidique figurée par minuit.

Cette "horloge" a en effet été avancée jeudi 25 janvier de 30 secondes, à deux minutes avant minuit. La raison principale de ce changement ? Le risque accru de conflit nucléaire mondial et "l'imprévisibilité" du président américain Donald Trump.

L'aiguille de l'horloge du "Bulletin of Atomic Scientists" n'avait pas été aussi proche de minuit depuis 1953, en pleine Guerre froide, lorsque les États-Unis et l'Union soviétique testaient la bombe à hydrogène.

Une année 2017 "périlleuse et chaotique"

"L'année 2017 a été périlleuse et chaotique… avec des déclarations irresponsables dans le domaine nucléaire qui ont enflammé des situations déjà dangereuses", a indiqué jeudi à la presse Rachel Bronson, présidente et éditrice du Bulletin of the Atomic Scientists qui ajuste chaque année l'heure de cette horloge symbolique.

"La question nucléaire est ainsi revenue au centre des préoccupations", a-t-elle ajouté, citant les essais nucléaires de la Corée du Nord, un engagement accru de la Chine, du Pakistan et de l'Inde envers leurs arsenaux nucléaires et "l'imprévisibilité" qui ressort des tweets et des déclarations de Trump.

"En 2017, les dirigeants mondiaux ne sont pas parvenus à répondre efficacement aux menaces grandissantes de guerre nucléaire et de changement climatique qui rendent le monde plus dangereux qu'il ne l'a été depuis la Seconde guerre mondiale", a écrit ce groupe d'intellectuels représentant les sciences, les affaires internationales, l'environnement et la sécurité.

"Les principales puissances nucléaires sont sur le point de relancer une nouvelle course aux armements qui sera très coûteuse et augmentera le risque d'accidents et d'erreurs", craignent ces experts, pointant également "les progrès remarquables" du programme nucléaire nord-coréen en 2017.

L'administation Trump épinglée

En même temps, "une rhétorique enflammée et des actions provocatrices à la fois de la part des États-Unis et de la part de la Corée du Nord ont accru la possibilité d'un conflit nucléaire", déplorent-ils.

Robert Rosner, professeur d'astronomie et d'astrophysique à l'université de Chicago, a surtout épinglé durant la conférence de presse l'administration Trump, dont les "incohérences" accroissent les risques de confrontation nucléaire et "constituent un défi majeur pour la dissuasion et la stabilité mondiale."

Depuis sa création en 1947, l'horloge de l'apocalypse a été ajustée 20 fois, de minuit moins deux minutes en 1953, à minuit moins dix-sept minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.

En 2017, l'aiguille avait été avancée de trente secondes à minuit moins deux minutes et trente secondes, les scientifiques invoquant notamment la rhétorique et les actions de Donald Trump.

Avec AFP

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