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Ski: les autres n'y ont vu que du Feuz à Garmisch

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Garmisch-Partenkirchen (Allemagne) (AFP)

Vainqueur à Wengen, deuxième à Kitzbühel, et vainqueur de nouveau samedi à Garmisch-Partenkirchen: le Suisse Beat Feuz a réussi un mois de janvier quasi-parfait sur les descentes de Coupe du monde et fera figure de favori pour le titre olympique à Pyeonchang.

Sur la célèbre "Kandahar" de la station allemande, la dernière descente avant les Jeux (9-25 février), le Suisse a devancé en 1 min 55 sec 39/100 l'Italien Dominik Paris et l'Autrichien Vincent Kriechmayr, à égalité à 18/100.

Avec cette victoire, la dixième de sa carrière (7 en descente et 3 en Super-G), il s'empare du dossard rouge de leader de la Coupe du monde de descente, aux dépens de son grand rival norvégien Aksel Lund Svindal, qui rate de peu le podium en terminant 4e à 28/100.

Jeudi, après le premier entraînement, le champion du monde en titre avait pourtant pesté contre cette piste sur laquelle il avait été balloté. "Lors de la reconnaissance je ne m'étais pas aperçu que la piste était aussi cabossée", a-t-il reconnu après sa victoire.

Au deuxième entraînement vendredi, il a étudié les trajectoires, et trouvé la bonne dans le final, là où il a assommé ses adversaires.

"Nous connaissons tous la Kandahar, nous savons qu'elle est bosselée, et que c'est un vol en aveugle, avec le soleil qui arrive de derrière la montagne", a-t-il commenté.

"Il fallait avoir de l'instinct, mais aussi avoir pris ses repères à l'entraînement", a-t-il expliqué lorsqu'on l'a interrogé sur les raisons de sa victoire: "La plupart des athlètes avaient fait la reconnaissance de la piste comme moi, plusieurs avaient probablement repéré cette trajectoire, mais je suis vraisemblablement le seul à avoir réussi à la suivre".

- 'Les Jeux écrivent leur propre histoire' -

"Sur le bas, Beat a fait le meilleur temps absolu", a reconnu Kriechmayr, "nous avons tous perdu un peu de temps et je n'ai pas non plus négocié cette section de façon idéale".

L'Italien Christof Innerhofer, meilleur temps des deux entraînements, a accroché dans une courbe sur le haut du parcours, perdant quasiment une seconde. Grâce à une fin de course remarquable, il s'est cependant hissé au 14e rang, à 1 sec 15/100.

Le 11 février, tous ces princes de la vitesse se retrouveront sur la piste de Pyeongchang, que peu connaissent.

La piste olympique, longue de 2857 mètres, ressemble cependant très peu à la Kandahar (3300 m): "On ne peut pas prendre énormément de repères parce que la piste est totalement différente et je pense que la neige sera à l'opposé de ce qu'on a trouvé ici", a d'ailleurs dit le Français Adrien Théaux.

"J'arrive au Jeux en leader de la Coupe du monde de descente", a renchéri Feuz: "Ca ne peut pas être mieux, mais les jeux Olympiques écrivent toujours leur propre histoire".

Le Suisse n'a encore jamais goûté aux joies d'une médaille olympique. Son meilleur résultat sous les anneaux est une 13e place en descente à Sotchi en 2014.

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