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Soudan du Sud : "Le moment est venu" d'imposer des sanctions, estime Moussa Faki

Le président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki dans la cour de l'Élysée, à Paris, le 23 novembre 2017.
Le président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki dans la cour de l'Élysée, à Paris, le 23 novembre 2017. Ludovic Marin, AFP

Le président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki, a estimé dimanche que "le moment [était] venu" d'imposer des sanctions contre ceux qui entravent les efforts de paix au Soudan du Sud. Le pays est en guerre depuis décembre 2013.

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"Le moment est venu d'imposer des sanctions à ceux qui font obstacle à la paix" au Soudan du Sud, a déclaré dimanche 28 janvier Moussa Faki, le président de la commission de l'Union africaine (UA), lors d’un discours à l'ouverture du 30e sommet de l'UA dans la capitale éthiopienne Addis Abeba et alors que le président sud-soudanais Salva Kiir était présent.

Le diplomate tchadien a dénoncé la "cruauté incompréhensible" et "la violence insensible" des belligérants dans ce conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et reste marqué par des atrocités à caractère ethnique.

>> À voir : "Soudan du Sud : la guerre civile vue de l'intérieur"

Mercredi 24 janvier, les États-Unis avaient appelé aux Nations unies à l'imposition d'un embargo international sur les armes au Soudan du Sud, estimant notamment que le gouvernement du président Salva Kiir "prouve de plus en plus qu'il est un partenaire inapte" à mener les efforts de paix pour la plus jeune nation du monde.

Des millions de déplacés

Samedi, l'ancien président du Botswana Festus Mogae, président de la Commission de surveillance et d'évaluation de l'accord de paix (JMEC) d'août 2015 au Soudan du Sud, avait appelé l'organisation régionale Igad, qui a notamment supervisé la signature du cessez-le-feu du 24 décembre, à établir des conséquences claires pour ceux qui ne respectent pas les efforts de paix.

La guerre civile a fait près de 4 millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique, et nombre d'observateurs considèrent que les dirigeants sud-soudanais sont responsables de la descente aux enfers de leur pays.

En 2016, un rapport du groupe d'investigation The Sentry, dont l'acteur américain George Clooney est le cofondateur, accusait l'élite politique et militaire sud-soudanaise, en premier lieu le président Kiir et son ancien vice-président devenu son ennemi à la tête de la rébellion, Riek Machar, de s'être enrichie durant la guerre civile.

Dimanche, le sommet de l’Union africaine d’Addis Abeba a également été marqué par l’arrivée du président rwandais Paul Kagamé à la tête de la présidence tournante de l’Union. L'envoyé spécial de France 24 Nicolas Germain explique que le projet de cet homme à poigne d’imposer une taxe d’importation de 0,2 % sur produits non-africains fait débat. "Paul Kagamé veut regagner une indépendance financière pour l’Union africaine", explique le journaliste. Elle est aussi financée aux deux tiers par des États non-africains,

Avec AFP

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