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Moyen-Orient

Yémen : affrontements à Aden, le gouvernement dénonce un "coup de force" des séparatistes

© Saleh al-Obeidi, AFP | Des soldats de l'armée loyaliste yéménite, stationnés dans la ville d'Aden.

Vidéo par Zohra BEN MILOUD

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/01/2018

Des affrontements meurtriers ont éclaté, dimanche à Aden, entre des éléments séparatistes yéménites, favorables au mouvement sécessionniste du sud, et l'armée loyaliste. Le Premier ministre yéménite a dénoncé un "coup de force" des séparatistes.

Des affontements meurtriers ont éclaté, dimanche 28 janvier, entre des éléments séparatistes favorables au mouvement sécessionniste du Sud, et l'armée loyale au président Abd Rabbo Mansour Hadi à Aden, la deuxième ville du pays.

Ces combats ont fait au moins 15 morts et des dizaines de blessés, dont des civils, selon des sources médicales. Médecins sans frontières (MSF) a indiqué qu'un de ses établissements à Aden avait reçu 50 blessés et quatre morts, dont une femme.

Des membres des forces séparatistes se sont emparés du siège transitoire du gouvernement yéménite à Aden, d'après l'AFP et des médias saoudiens. Dans une déclaration, le Premier ministre du Yémen, Ahmed ben Dagher, a aussitôt dénoncé un "coup de force" séparatiste et demandé à la coalition sous commandement saoudien, présente dans la ville, d'intervenir pour éviter le chaos.

Manifestation pour exiger le départ du gouvernement

Les incidents ont éclaté plus tôt dans la journée lorsque des unités de l'armée loyaleont tenté d'empêcher des manifestants séparatistes d'entrer dans la ville pour exiger le départ du gouvernement, selon des sources sécuritaires.

Dans l'après-midi, le président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié de longue date à Riyad, a ordonné à ses unités militaires de "cesser le feu immédiatement".

Les affrontements ont diminué d'intensité dans la soirée, le chef du gouvernement ayant décrété une trêve et demandé à ses forces de regagner leurs casernements, ont rapporté des témoins.

Risques de partition

Le Sud-Yémen était un État indépendant avant sa fusion avec le Nord en 1990. Le Mouvement sudiste (séparatiste) est très puissant et ses relations sont tendues depuis l'année dernière avec le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui s'est repositionné à Aden après avoir été chassé en 2015 de la capitale Sanaa, conquise par des rebelles houthis soutenus par l'Iran.

>> À lire : Qui sont les Houthis, ces rebelles qui bouleversent la donne au Yémen ?

David Rigoulet-Roze, spécialiste du Moyen-Orient

La manifestation de dimanche était organisée par le Conseil de transition du Sud, placé sous la présidence de l'ancien gouverneur d'Aden, Aidarous al-Zoubaidi, limogé en avril 2017. Il avait annoncé en mai la mise en place de cette instance pour "diriger les provinces du Sud et les représenter à l'intérieur et à l'extérieur" du pays.

>> Sur France 24 : Les séparatistes du Sud font planer le spectre d'une partition du Yémen

La coalition veut éviter la "division"

Dès samedi soir, la coalition militaire arabe conduite par l'Arabie saoudite a diffusé un communiqué exprimant son inquiétude et appelant au "calme" et à la "retenue".

Dans ce communiqué diffusé à Riyad, elle avait souligné l'importance pour les différents groupes politiques yéménites de "tenir compte de leur responsabilité nationale" pour achever ensemble la "libération" du Yémen et la "défaite des miliciens houthis iraniens".

La coalition a précisé qu'elle suivait de près la situation "dans la capitale provisoire (Aden) et le débat dans les médias à propos de certaines demandes pour corriger certains déséquilibres" dans la politique du gouvernement du président Hadi. La coalition a enfin appelé les parties en conflit dans le sud à adhérer au "dialogue" et à éviter la "division" qui "mine les institutions de l'État".

Avec AFP

Première publication : 28/01/2018

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