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Découvertes

La surprise d’Hillary Clinton et autres moments politiques des Grammy Awards 2018

© REUTERS/Lucas Jackson | Kendrick Lamar, sur la scène des Grammy Awards, le 28 janvier 2018.

Texte par Louise WESSBECHER

Dernière modification : 29/01/2018

Depuis son élection, Donald Trump s’invite contre son gré à chacune des cérémonies culturelles américaines. Et les Grammy Awards n’ont pas dérogé à la règle grâce à Hillary Clinton, Kendrick Lamar, Lady Gaga, Camilla Cabello et Janelle Monae.

Cela faisait des semaines que tout le monde s’amusait à pronostiquer qui seront les présents et les absents de la 60e cérémonie des Grammy Awards du 28 janvier 2018. Pourtant personne n’avait prévu l’apparition surprise d’Hillary Clinton.

VOIR AUSSI : Les Grammys à New York, dernier chapitre de la rivalité entre East Coast et West Coast

Dans une séquence amenée par le présentateur britannique James Corden, plusieurs personnalités ont lu à voix haute des passages du fameux livre "Fire and Fury" de Michael Wolff, à charge contre Donald Trump. Et entre Snoop Dogg et Cher, c’est Hillary Clinton, son ancienne adversaire à l’élection présidentielle, qui a raconté l’anecdote suivante : "Il a une très vielle peur de se faire empoisonner. C'est une des raisons pour lesquelles il aime manger chez McDonald's. Personne ne savait qu'il venait et la nourriture était garantie sans danger." De quoi provoquer les acclamations de la salle entière.

Tout comme aux Golden Globes 2017 ou iHeart Radio Awards 2016, Donald Trump a été pointé du doigt à de multiples reprises pour sa politique migratoire et sécuritaire. Dès l’ouverture de la cérémonie, la prestation de Kendrick Lamar sur "XXX" était sans équivoque : sur scène, des figurants habillés de rouge s’écroulent sous les coups de feu, en référence directe aux meurtres de jeunes noirs sur le territoire américain. Parmi les grands vainqueurs de la soirée avec Bruno Mars, le rappeur de "Humble" est reparti avec cinq Grammy awards.

"Ce pays a été construit par des Dreamers pour des Dreamers"

La chanteuse Camila Cabello, auteure du tube "Havana" et d’origine cubano-mexicaine, a pris la parole pour rendre hommage aux Dreamers, ces enfants d’immigrés arrivés clandestinement aux États-Unis et dont le président a supprimé le programme de soutien : "N’oublions pas que ce pays a été construit par des Dreamers pour des Dreamers à la poursuite du rêve américain (…) Je suis sur cette scène ce soir parce que, comme les Dreamers, mes parents m’ont emmenée dans ce pays avec rien d’autre dans leurs poches que de l’espoir."

Juste après, Bono et son groupe U2 ont quant à eux livré un live de leur titre "Get out of your own way" sur fond de Statue de la Liberté, emblème de l’accueil des immigrés à New York et plus largement aux États-Unis.

#MeToo et #TimesUp sur scène

Actualité oblige, les mouvements #MeToo et #TimesUp – tous deux nés après l’éclatement de l’affaire Weinstein et d’autres scandales de harcèlement sexuel – ont vu leurs discours pour l’égalité des sexes fièrement portés par les chanteuses Lady Gaga et Kesha (qui accuse de viol son producteur Dr. Luke), mais surtout Janelle Monae dans un monologue poignant : "À ceux qui voudraient essayer de nous faire taire, nous offrons deux mots : 'c’est fini'. Fini les inégalités de rémunérations, la discrimination, le harcèlement sous toutes ses formes, et les abus de pouvoir."

Si le président Donald Trump n'a pour le moment pas réagi aux piques de ces artistes à l'influence non négligeable, sûr qu'il ne devrait pas tarder à s'octroyer un droit de réponse sur Twitter.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 29/01/2018