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Dans la presse

"We too"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mardi 30 janvier, l’appel lancé aux hommes pour s’engager à leur tour contre les violences faites aux femmes. L’ouverture d’une enquête préliminaire pour «viol» à l’encontre du ministre Gérald Darmanin. La mobilisation des personnels des Ehpad contre le manque de moyens. Et la course de l’impala poursuivi par le guépard.

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Au menu de cette revue de presse française, l’appel lancé aux hommes pour s’engager contre les violences faites aux femmes. Après «metoo», voici «wetoo», «nous aussi».

 

Dans une lettre publiée par le Nouveau magazine littéraire, le réalisateur Michel Hazavanicius et le journaliste Raphaël Glucksmann appellent les hommes à se joindre aux aussi au mouvement #metoo. «Nous aussi, nous voulons l’égalité», écrivent-ils, en évoquant la fameuse «liberté d’importuner», défendue au début du mois par les signataires féminines d’une tribune controversée, et à propose de laquelle ils déclarent ne pas vouloir «de ces “libertés” si elles s’inscrivent dans des situations et des structures de domination», ajoutant qu’on « (leur) a appris enfants que (leur) liberté s’arrêtait là où commençait celle des autres et que la liberté des femmes à ne pas être importunées est la question centrale». Glucksmann et Hazanavicius, qui disent enfin ne pas voir, dans le mouvement «metoo» «poindre le puritanisme mais une libération sexuelle, la possibilité de séduire et d’aimer entre égales et égaux».

 

C’est aussi dans le sillage du mouvement «metoo» qu’a été ouverte, samedi, une enquête préliminaire pour «viol», à l’encontre du ministre du Budget, Gérald Darmanin. L’ouverture de cette enquête a conduit la porte-parole du parti les Républicains et des féministes à lui demander de démissionner, tandis que le gouvernement aurait décidé de faire bloc derrière lui ce lundi, d’après le Parisien, qui relève qu’Edouard Philippe est monté en première ligne pour défendre son ministre en lui réitérant sa confiance, et en rappelant que ce dernier avait été «d’une totale transparence vis-à-vis des faits», et qu’une «plainte pour dénonciation calomnieuse» avait été déposée contre son accusatrice. Manière d’exercer une certaine pression sur l’appareil judicaire?», s’interroge le Parisien. Un députe de la République en marche défend quant à lui son camarade en expliquant que les faits qui lui sont reprochés «concernent son comportement en tant qu’homme privé, pas son rapport à l’argent ou à la morale publique, comme c’était le cas pour d’autres» – en référence aux démissions de François Bayrou, Marielle de Sarnez et Richard Ferrand.

 

A noter aussi ce matin, la mobilisation des personnels des établissements pour personnes âgées dépendantes, les Ehpad. Ces derniers organisent aujourd’hui une grève nationale pour réclamer plus de moyens, dont le manque conduirait à une forme de «maltraitance institutionnelle», selon eux –un terme qui serait cependant loin de faire l’unanimité, d’après la Croix, qui évoque une «souffrance assez largement inaudible des métiers du grand âge, aussi bien en établissement qu’à domicile». Une souffrance qui s’exprime toutefois, là encore, davantage ces derniers jours sur les réseaux sociaux, avec le hastag «balancetonehpad». L’Obs a recensé plusieurs témoignages où il est notamment question de repas expédiés, constitués parfois d’aliments mixés, car plus rapides à avaler, de douches supprimées. «Mais t’as fait la douche à Mme Martin? Ben oui, pourquoi? Mais fallait pas, c’est tous les quinze jours», témoigne un soignant sur Twitter, tandis qu’un autre raconte se cacher dans la salle de soins pour pleurer devant «la charge de travail immense» et «la culpabilité de ne pas pouvoir faire le travail comme il le faudrait». La cause de cette souffrance? L’austérité, qui serait incapable de répondre au défi du vieillissement de la population française, selon l’Humanité, qui estime que «c’est à la solidarité nationale d’assurer à un individu la poursuite de son existence dans le dignité». L’Huma fustige aussi le fait que nombre d’Ehpad sont désormais «entre les mains de groupes lucratifs» qui «vantent aux investisseurs gourmands des rendements assurés et une douce fiscalité».

 

Tout autre chose pour terminer, quoique. «C’est l’histoire d’une lutte vieille comme le monde, du moins vieille comme la vie. Le combat de la proie contre le prédateur, face-à-face universel, presque ordinaire», rappelle le Monde, qui rapporte que des scientifiques sont parvenus à modéliser les courses du guépard, et de l’une de ses proies préférées, l’impala. Le but de leur expérience: comprendre comment le mammifère parvient parfois à échapper à son prédateur, malgré une puissance musculaire et une vitesse pourtant bien inférieures. Ce qu’ils ont compris, c’est que l’impala, en tant que proie, a le choix de sa trajectoire et de la régulation de sa vitesse, ce qui lui permet de se rendre imprévisible et d’échapper (parfois) au guépard. Accélérations, changement brusques de direction, telle serait la stratégie secrète de l’impala confronté au guépard - mais aussi celle du zèbre coursé par le lion. «Une loi immuable de la brousse».

 

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