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L'islamologue suisse Tariq Ramadan, accusé de viols, placé en garde à vue à Paris

L'universitaire suisse controversé Tariq Ramadan, spécialiste de l'islam, a été placé en garde à vue mercredi à Paris.
L'universitaire suisse controversé Tariq Ramadan, spécialiste de l'islam, a été placé en garde à vue mercredi à Paris. AFP (archives)

L'universitaire suisse controversé Tariq Ramadan, spécialiste de l'islam, a été placé en garde à vue mercredi à Paris dans le cadre d'une enquête pour viols. Deux femmes accusent depuis octobre le théologien de les avoir violées en 2009 et en 2012.

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L'islamologue suisse Tariq Ramadan, accusé de viol par deux femmes en France, a été placé en garde à vue mercredi 31 janvier par les enquêteurs de la police judiciaire parisienne, a-t-on appris de source judiciaire.

Tariq Ramadan s'est rendu mercredi matin à la convocation des policiers "dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte à Paris des chefs de viols et violences volontaires", a précisé cette source, confirmant une information de RTL. Deux femmes accusent depuis octobre le théologien de les avoir violées en 2009 et en 2012. L'université britannique d'Oxford avait annoncé en novembre sa suspension avec effet immédiat.

Deux affaires

Tariq Ramadan a catégoriquement démenti ces accusations depuis le début de l'affaire. La première plaignante, Henda Ayari, accuse l'islamologue de l'avoir violée dans un hôtel parisien en 2012. Elle avait elle-même révélé l'affaire sur sa page Facebook, après avoir évoqué les faits présumés dans un livre en 2016, sans en identifier l'auteur.

En réponse, la défense du théologien a versé au dossier des pièces censées, selon elle, discréditer la parole de cette ancienne salafiste devenue militante féministe, âgée de 41 ans. Parmi ces documents figurent notamment des conversations sur Facebook au cours desquelles une femme qui se présente comme Henda Ayari fait en 2014 - soit deux ans après les faits présumés -, des avances explicites au théologien qui n'y donne pas suite.

Les avocats de Henda Ayari avaient affirmé que leur cliente était restée en contact avec le théologien de 55 ans, mais uniquement jusqu'à la mi-2013. "Ce n'était pas une relation mais une emprise sectaire", avaient-ils affirmé pour justifier le maintien des contacts entre eux deux.

Une seconde plainte visant Tariq Ramadan, pour des faits similaires dans un hôtel à Lyon en 2009, a été déposée fin octobre quelques jours après la première plainte. Dans ce volet, l'identité de la plaignante n'a pas été publiquement révélée. Elle avait fourni des certificats médicaux à l'appui de son témoignage.

Un personnage controversé

Petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, Tariq Ramadan, 55 ans, bénéficie d'une forte popularité dans les milieux musulmans conservateurs. Il est aussi très contesté, notamment dans les sphères laïques, qui voient en lui le tenant d'un islam politique.

Il n'a pris publiquement la parole qu'à deux reprises depuis le début de cette affaire : sur Facebook, fin octobre, pour dénoncer une "campagne de calomnie" enclenchée par ses "ennemis de toujours", et sur Twitter, début novembre, pour démentir des accusations d'abus sexuels sur mineures publiées par le journal La Tribune de Genève et annoncer une plainte pour diffamation.

Avec AFP

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