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Pourquoi les trains japonais vont aboyer comme des chiens et bramer comme des cerfs

Le funiculaire Kintetsu Ikoma Cable de Nara. Ceci est une image d'illustration, pas un TGV japonais.
Le funiculaire Kintetsu Ikoma Cable de Nara. Ceci est une image d'illustration, pas un TGV japonais.

Pour éviter que des cerfs ne se fassent écraser par les trains de campagne, un institut de recherche japonais a conçu une méthode assez astucieuse à base d'aboiements.

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Ceci n’est pas une blague, c’est une expérience scientifique concluante. En 2016, les compagnies ferroviaires japonaises ont enregistré précisément 613 cas de collision entre des trains et des animaux sauvages. Des incidents en constante augmentation qui, en plus de porter un coup terrible à la faune japonaise, causent beaucoup de retards aux voyageurs.

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Comme le raconte le quotidien Asahi Shimbun, les compagnies ferroviaires japonaises et le ministère des Transports se sont alors creusés la tête pour trouver une solution à ce problème. Comment empêcher les bestioles de se jeter sur les voies ferrées ? Ce sont les scientifiques de l’Institut de recherche technique du chemin de fer (RTRI) qui ont finalement eu une idée assez ingénieuse et pour le moins originale : faire pousser aux trains, en particulier en pleine campagne, des cris d’animaux.

Les cerfs, qui se regroupent régulièrement durant la nuit et sans se rendre compte qu’ils sont sur une voie ferrée, "ont pour habitude d’émettre des cris d’alerte, rauques et brefs, pour prévenir leurs congénères en cas de danger", écrit le quotidien japonais. Pourquoi ne pas faire "crier" les trains d'une manière similaire ? Les scientifiques ont également recommandé de combiner ce cri avec celui de l’ennemi le plus courant du cerf au Japon, c’est-à-dire le chien.

Les compagnies ferroviaires ont donc mené des essais avec cette nouvelle technique. En diffusant le cri du cerf durant 3 secondes, suivi d’un aboiement de chien durant une vingtaine de secondes, durant la nuit et en pleine campagne, les scientifiques ont observé 45 % de cerf en moins qu’à l’habitude.

Des résultats concluants qui vont conduire à de plus amples tests durant les prochains mois. La RTRI, basée à Tokyo, souhaite même construire un appareil qui émet automatiquement ces bruits dans des lieux où les cerfs sont habituellement observés. Bravo mesdames et messieurs les ingénieurs et merci pour les cerfs du Japon.  

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