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Venezuela : Maduro candidat à sa propre succession à la prochaine présidentielle

Nicolas Maduro à Caracas, le 2 février 2018, après avoir été investi par son parti à sa propre réélection à la présidence du Venezuela.
Nicolas Maduro à Caracas, le 2 février 2018, après avoir été investi par son parti à sa propre réélection à la présidence du Venezuela. HO / Venezuelan Presidency / AFP

Malgré son impopularité, le président vénézuélien Nicolas Maduro a été investi par le parti socialiste au pouvoir pour être candidat à sa réélection, lors de la présidentielle anticipée prévue en avril.

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Nicolas Maduro se disait "prêt" à être candidat à la présidentielle. C'est désormais officiel. Vendredi 2 février, l'actuel chef d'État a été investi par le parti socialiste au pouvoir pour être son candidat "logique" à la présidentielle anticipée, qui doit se tenir avant la fin avril au Venezuela.

Accompagné de sa femme Cilia Flores, le dirigeant a reçu l'étendard du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) sous les acclamations d'un demi-millier de délégués du parti qui scandaient "Oui !". "Nous allons vers une grande victoire", a assuré Nicolas Maduro lors de son discours.

Le taux de Vénézuéliens insatisfaits à 70 %

"Il était logique, absolument logique que le candidat de la révolution bolivarienne pour ces élections soit Nicolas Maduro, a déclaré le numéro deux du camp présidentiel, Diosdado Cabello. Un frère, un camarade à la conduite révolutionnaire irréprochable [...]. On va gagner, je n'en doute pas... et haut la main."

Nicolas Maduro, 55 ans, ne bénéficie pourtant pas des faveurs de son peuple. Si sa cote de popularité est légèrement remontée ces derniers temps, le taux de Vénézuéliens insatisfaits reste à 70 %, selon l'institut de sondage Delphos. Une grande partie de la population lui reproche l'hyperinflation, attendue à 13 000 % par le FMI en 2018, et la pénurie d'aliments et de médicaments dans ce pays pourtant assis sur d'immenses richesses pétrolières.

>> À lire : Le Venezuela au pied du mur de la faillite

La semaine dernière, l'Assemblée constituante, dotée de pouvoir étendus et composée uniquement de partisans du pouvoir, a convoqué une élection présidentielle anticipée avant la fin avril, prenant de court une opposition désorganisée et affaiblie. Cette Constituante n'est pas reconnue par l'opposition et une partie de la communauté internationale.

À peine le scrutin présidentiel annoncé, et alors que l'opposition doit encore choisir son candidat, le président s'est lancé dans la campagne électorale : vidéos vantant son action diffusées en boucle, réunions politiques où il danse la salsa et le reggaeton, et cascade de subventions pour les femmes enceintes, les handicapés, les retraités et même pour profiter du carnaval.

Selon les observateurs, le candidat chaviste a ses chances. D'autant que la justice a écarté la MUD, la coalition d'opposition, de la course à la présidentielle en tant que formation politique. Les partis qui composent la MUD peuvent en revanche participer individuellement au scrutin.

L'investiture de Nicolas Maduro, attendue dimanche et avancée de 48 heures, vient surprendre une nouvelle fois ses adversaires et exerce une pression sur les négociations en cours entre gouvernement et opposition.

Avec AFP

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