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Dans la presse

"L'Italie et le fantôme de l'homme blanc"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse internationale du lundi 5 février : la Première ministre britannique en mauvaise posture à la veille de la reprise des négociations sur le Brexit, un attentat raciste en Italie en pleine campagne électorale, Israël à la rescousse du président Sissi en Égypte et la soirée du SuperBowl version Trump.

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Au menu de cette revue de presse internationale, la poursuite des discussions sur le Brexit.

 

Alors qu’un nouveau round de négociations débute demain à Bruxelles, Theresa May apparaît toujours autant fragilisée, prise entre le marteau et l’enclume. The I évoque les «complots et la confusion» chez les conservateurs, où les partisans d’une ligne dure sur le Brexit donneraient beaucoup de fil à retordre à la Première ministre britannique. The Guardian pour sa part demande purement et simplement sa démission, pour que soit mis un terme au «chaos autour du Brexit». «On dit de Theresa May qu’elle est la seule figure importante chez les Tories à pouvoir mener les négociations. Mais le problème, c’est qu’elle est en train de faire du Royaume-Uni l’objet d’une plaisanterie internationale», fustige le journal. «Son gouvernement est cliniquement mort. Il est plus que temps de le débrancher».

 

En Italie, il est toujours beaucoup question, ce matin, de l’attentat commis samedi, au pied du monument aux morts de Macerata, contre six migrants africains. La presse italienne a révélé depuis que l’auteur de cette attaque, Luca Traini, un jeune homme de 28 ans, était très lié à la Ligue du Nord, au point de figurer sur les listes du parti d’extrême-droite lors des municipales de 2017. Le chef de file de la Ligue du nord, Matteo Salvini, qui mène depuis plusieurs semaines une campagne radicale centrée sur l’insécurité et le péril migratoire, en vue des élections du 4 mars, a réagi à cette attaque en déclarant que quiconque faisait usage d’une arme était «un délinquant», tout en affirmant que«la responsabilité morale de chacun des actes de violence qui se produisent en Italie» incombait «à ceux qui ont rempli de réfugiés (le) pays». Un argument repris par Il Giornale, proche de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, qui prend soin de dénoncer le «racisme» de Luca Traini, mais aussi l’opportunisme dont feraient preuve ceux qui établissent un lien entre son geste et les propos xénophobes du patron de la Ligue du nord – des «chacals», dixit le journal, qui affirme que «l’étincelle» à l’origine de l’attaque de Macerata serait un fait divers remontant au 31 janvier : la découverte d’un cadavre mutilé d’une jeune femme de 18 ans, Pamela, retrouvé non loin de Macerata. Un meurtre dont le suspect serait un migrant nigérian sans papiers, déjà condamné plusieurs fois par la justice italienne. Pour La Repubblica, les discours xénophobes sont bel et bien à l’origine de l’attentat commis par Luca Traini. Le journal évoque «le fantôme de l’homme blanc», la seule figure qui manquait encore au «discours sur le grand ressentiment national». Il ne faisait aucun doute qu’elle finirait par apparaître dans le sillage d’un discours «consistant à découper les races au sein de l'humanité, à identifier dans la multiplicité l'étranger à expulser, à signaler la différence à bannir». «L'homme qui tire sur les immigrés en plein milieu d’une campagne électorale est celui qui veut ériger des murs contre les autres», prévient La Repubblica.

 

À noter également, les réactions aux révélations de samedi du New York Times selon lesquelles Israël mènerait des frappes aériennes au Sinaï, en Égypte, avec l’accord du président Sissi. D’après le quotidien américain, l’État hébreu participerait à l’offensive contre le groupe État islamique dans cette région avec des drones non-marqués, des avions chasseurs et des hélicoptères de combat – le tout avec la bénédiction du chef de l’État égyptien. Ces révélations ont été reprises ce matin à la une d’Al Araby al Jadeed, qui accuse en outre les autorités égyptiennes d’avoir tenté de cacher à l’opinion «la violation territoire égyptien par Israël»en n’investissant dans cette coopération qu’un petit groupe de militaires et de responsables des renseignements, en maintenant le nord du Sinaï sous le statut de zone militaire fermée et en en interdisant l’entrée aux journalistes.Haaretz juge de son côté que cette coopération sera insuffisante pour faire reculer réellement les groupes jihadistes dans la région. Seule une intervention terrestre des forces armées égyptiennes serait susceptible d’en venir à bout, estime le journal israélien.

 

Tout autre chose, pour terminer : un mot de la fête donnée par Donald Trump pour le Superbowl. D’après The Huffington Post, le président américain et son épouse, Melania, ont accueilli à cette occasion un groupe de cheerleaders légèrement vêtues, comme le veut la tradition, au Trump International Golf Club de Floride. La fanfare de la Florida Atlantic University leur a chanté, paraît-il, des airs comme Hail to the Chief», «salutations au chef» et «Shut Up and Dance», «Tais-toi et danse».

 

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