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Dans la presse

"Bons baisers de Russie"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 6 mars, les réactions italiennes et européennes aux élections de dimanche. Une affaire d’espionnage russo-britannique. Un entretien avec le nouvel homme fort du royaume saoudien. Et une tempête dans un verre de vin.

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On débute cette revue de presse internationale en Italie, où les populistes du Mouvement 5 étoiles et la Ligue d’extrême-droite, ont fait dimanche une percée historique.

 

Le Parti démocrate de Matteo Renzi se retrouve, quant à lui, laminé par ses rivaux - une défaite sanctionnée par sa démission de la direction du parti. «Les imbéciles rendent des comptes, rendent les armes», cingle ce matin le journal de droite Libero, dont les critiques à l’égard de Matteo Renzi sont partagées par ses confrères d’Il Manifesto – qui ironisent sur sa déclaration, au lendemain des élections: «Nous rendons les clés de la maison Italie, mais elle est en meilleur état que quand nous sommes arrivés», a assuré Renzi, dont la décision de ne pas quitter la scène politique suscite l’incompréhension du journal. «Orgueil et précipice», ironise le quotidien, en détournant le titre du roman de Jane Austen, «Pride and Prejudice», «Orgueil et préjugés».

 

Beaucoup de réactions, également, du côté de la presse européenne. Le Soir, en Belgique, qui évoque «la fin du clivage gauche/droite, du déclin des partis traditionnels et de la mort de la social-démocratie» en Italie, cite cette analyse du politologue Arthur Borriello, pour qui «l’affrontement politique en Italie se structure autour d’un nouvel axe: le populisme contre les autres partis traditionnels vus comme des partis corrompus et alliés objectivement les uns avec les autres».Mais qui sera en mesure de leur succéder? En Suisse, Le Temps affirme que les deux «vainqueurs» des législatives, la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio auront «mille et une peine» à former un gouvernement. «On ne fait pas de la politique en prônant l’anti-politique», assène le journal, qui prédit que le Mouvement 5 étoiles aura du mal à «transformer l’essai »: «il pourra difficilement négocier avec la Ligue dont la vision diverge sur trop de points. Il ne pourra pas non plus envisager de s’allier au Parti démocrate dont la légitimité a pris un sérieux coup», selon Le Temps, qui estime que le président de la République italienne Sergio Mattarella pourrait se trouver contraint de confier la tâche de former un gouvernement au patron de la Ligue, qui gouvernerait alors avec Forza Italia de Silvio Berlusconi. «Un scénario qui (ferait) déjà trembler Bruxelles», d’après le journal.

 

A la une de la quasi-totalité de la presse britannique, ce matin, la découverte, dimanche, d’un ex-espion russe ayant travaillé pour les services secrets britanniques, retrouvé inanimé sur un banc à Salisbury, à 140 km au sud-ouest de Londres. D’après The Guardian, cet ancien colonel du renseignement militaire russe aurait été «empoisonné». Le journal précise que Sergueï Skripal aurait été intoxiqué au fentanyl, un puissant opiacé.Une affaire qui fait ressurgir le souvenir de l'affaire Litvinenko, cet ex-agent russe et opposant à Vladimir Poutine, empoisonné en 2006 à Londres au polonium-210, une substance radioactive extrêmement toxique. Skripal est-il «un autre Litvinenko?», s’interroge The Independent, qui montre à la une l’agent s’entretenant avec son avocate à Moscou en 2010 – l’année où il avait été finalement échangé, ainsi que trois autres agents russes, contre dix agents du Kremlin expulsés par Washington, après avoir été condamné à une peine de prison en Russie pour avoir reçu 100.000 dollars du MI6, le renseignement britannique, qui lui aurait demandé de lui livrer les noms des agents russes opérant en Europe.

 

A noter également du côté de la presse britannique, l’interview accordée au Daily Telegraph par le prince héritier d’Arabie saoudite Mohamed Ben Salmane. Dans cet entretien, le nouvel homme fort du royaume, qui est attendu demain au Royaume-Uni, avant de se rendre en France et aux Etats-Unis, revient sur ses efforts pour ouvrir son pays au monde extérieur, notamment en rouvrant les cinémas et en permettant aux femmes de conduire. Reconnaissant que le royaume saoudien n’est pas encore un «champion» en matière des droits de l'Homme au monde, il promet des efforts supplémentaires.

 

La presse britannique qui s’amuse, enfin, d’une polémique lancée par Emmanuel Macron. Le président a confié récemment «boire du vin le midi et le soir» "et assuré que, tant qu'il serait président, il n'y aurait pas «d'amendement pour durcir la loi Evin» restreignant la publicité pour les boissons alcoolisées. «Il y a un fléau de santé publique quand la jeunesse se soûle à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n'est pas avec le vin », a-t-il affirmé, au grand dam de nombreux médecins, dont plusieurs se sont fendus d’une tribune dans Le Figaro, fustigeant ses propos. Une polémique réduite à une «tempête… dans un verre de vin» par The Telegraph.

 

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