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Une centaine de jihadistes français sont détenus en Syrie, selon Le Drian

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, le 24 janvier 2018 à l'Élysée.
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, le 24 janvier 2018 à l'Élysée. Ludovic Marin, AFP (archives)

Interrogé sur BFMTV, le ministre des Affaires étrangères a évoqué le sort des Français ayant rejoint les rangs des jihadistes et faits prisonniers en Irak et en Syrie. Il a exclu leur rapatriement, faisant cependant exception pour leurs enfants.

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Ils seraient "une petite centaine" en Syrie, "six familles" en Irak. Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian s'est exprimé, mercredi 7 février, sur le cas des Français partis rejoindre l'organisation État islamique (EI) dans ces pays.

Sur le plateau de BFMTV, le ministre des Affaires étrangères était interrogé sur le nombre de jihadistes français détenus par les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie. "On nous dit une petite centaine", a répondu Jean-Yves Le Drian.

"On ne les a pas encore vraiment localisés. On a des signalements, (...) l'identification sérieuse est en cours", a-t-il précisé, ajoutant qu'en Irak, "six familles" ont été arrêtées.

>> À lire : "Jihadistes occidentaux détenus en Syrie : un 'fardeau' pour les Kurdes"

Jean-Yves Le Drian a ajouté que ces ressortissants français seraient "jugés par les autorités judiciaires locales", ajoutant qu'en Syrie, ces autorités "ne sont pas automatiquement les Kurdes, ce sont les Forces démocratiques syriennes aussi."

Le ministre a été catégorique sur la question d'un éventuel rapatriement : "Ils ne seront pas rapatriés en France dans la mesure où ce sont des combattants, donc ce sont des ennemis (...) qui ont combattu des citoyens de Syrie, qui ont combattu des Turcs, qui ont violé, qui ont fait des actes de barbarie."

Rapatriement pour les enfants

"Ce sont des prisonniers irakiens, ils ne sont pas allés en Irak pour faire du tourisme, ils sont allés en Irak pour combattre dans les rangs de Daech. Ils sont donc emprisonnés logiquement, ils seront donc jugés", a encore déclaré le ministre.

"Les enfants, c'est une autre situation. Sur les enfants, nous voulons faire en sorte que par le biais de la Croix-Rouge nous puissions les rapatrier en France", a-t-il tempéré.

>> À lire : "Irak-Syrie : la France face au problème des 'revenants' et de leurs enfants"

Sur la question de la peine de mort, qu'encourent certains de ces Français, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que la France ferait "savoir sa position" contre la peine capitale. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait affirmé le 28 janvier dernier que Paris "interviendrait pour négocier" en pareil cas.

"La peine de mort existe en Irak, elle existe dans d'autres pays du monde. Il y a aujourd'hui sept ou huit Français qui sont condamnés à mort, y compris aux États-Unis", a-t-il rappelé.

Avec Reuters

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