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Paris prévoit de consacrer près de 300 milliards d'euros en sept ans pour sa défense

La ministre française de la Défense, Florence Parly, le 8 février 2018, à la sortie du conseil des ministres, à Paris.
La ministre française de la Défense, Florence Parly, le 8 février 2018, à la sortie du conseil des ministres, à Paris. Ludovic Marin, AFP

Le nouveau projet de loi de programmation militaire (LPM) français prévoit de consacrer 295 milliards d'euros à la défense de 2019 à 2025. Priorité est donnée au quotidien du soldat et à la modernisation des équipements.

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"Combler les carences du passé et bâtir des armées modernes, durables, protectrices". Tels sont les objectifs énoncés par la ministre des Armées, Florence Parly, jeudi 8 février, du nouveau projet de loi de programmation militaire (LPM). Il prévoit de consacrer 295 milliards d'euros en sept ans à la défense.

Selon cette programmation, le budget des armées, de 34,2 milliards d'euros en 2018, va augmenter de 1,7 milliard d'euros par an jusqu'en 2022, avant des "marches" de trois milliards par an à partir de 2023. Soit au-delà du quinquennat actuel.

Ce projet de LPM érige en priorités l'amélioration du quotidien du soldat et la modernisation d'équipements à bout de souffle, alors que la France est engagée tous azimuts, au Sahel (opération Barkhane), au Levant (Chammal) et sur le territoire national (Sentinelle).

Après quelque 60 000 suppressions d'effectifs entre 2005 et 2015, le ministère des Armées ambitionne de créer quelque 6 000 postes d'ici à 2025, en particulier dans la cyberdéfense (1 500) et le renseignement (1 500).

>> À voir : "Le budget de l'armée a connu une érosion constante"

Amélioration des conditions de travail et modernisation

Pour améliorer les conditions de travail des troupes, la LPM augmente nettement les crédits consacrés aux petits équipements – gilets pare-balles, treillis... –, à l'entretien du matériel et aux infrastructures, longtemps négligés.

Deuxième grand axe : la modernisation accélérée des matériels existants, nombreux à aligner plusieurs décennies de service.

>> À lire : Quand l’armée française muscle sa cyberdéfense

Le projet de LPM met également l'accent sur les capacités de renseignement (avions légers de surveillance, drones, satellites, bateau espion...) susceptibles d'accroître l'autonomie stratégique française et européenne.

Sur le plan de la dissuasion nucléaire, le renouvellement des deux composantes (navale et aérienne) sera engagé. Budget estimé pour maintenir la clé de voûte de la défense française : 37 milliards d'euros entre 2019 et 2025.

Avec AFP

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