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Tahiti : le festival international du film océanien, un "véritable tsunami" pour le Pacifique

Le Festival international du film océanien se tient à Papeete du 3 au 11 février
Le Festival international du film océanien se tient à Papeete du 3 au 11 février Albéric de Gouville

À Papeete, en Polynésie française, se tient jusqu’à la fin de la semaine la 15ème édition du Festival International du film documentaire océanien.

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envoyé spécial à Papeete

À Tahiti, Walles Kotra et Heremoana Maamaatuaiahutapu, les pères fondateurs du Festival international du film océanien (FIFO), n’hésitent pas à faire la comparaison : les tsunamis ne sont pas uniquement climatiques, ils peuvent aussi être numériques. La multiplication des chaînes de télévision a constitué selon eux un "véritable tsunami" pour le Pacifique.

Et c’est à partir de ce constat qu’ils ont lancé le FIFO en 2004 : "Avec le réchauffement climatique, les îles risquent d’être submergées, mais avec le déferlement des images par satellite, ce sont nos cultures qui risquent de disparaître." Certaines îles isolées sont ainsi inondées de programmes venus du monde entier mais ne reçoivent pas la moindre image de leur voisine la plus proche.

>> À voir : tournée des festivals, de Clermont-Ferrand à Papeete

Au FIFO, qui se tient à Papeete, capitale de la Polynésie française, du 3 au 11 février, sont sélectionnés depuis quinze ans des documentaires tournés en Océanie et dans le Pacifique. L’Australie et la Nouvelle-Zélande sont évidemment les deux principales productrices. Viennent ensuite les territoires français de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie. Mais le FIFO veut aussi présenter des films, plus modestes dans leurs moyens de tournage, issus de petites îles.

Cette année, parmi les 14 films en compétition il est aussi bien question de la communauté trans-genre des îles Tonga que de la déforestation en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Quelques 30 000 personnes, dont 8 000 scolaires, sont venues au Centre culturel de Papeete pour le festival. Les salles n’ont pas désempli, d’autant qu’à l’extérieur il a plu sans discontinuer pendant toute la semaine. Walles Kotra aime le souligner : "Pour les Polynésiens, quand il pleut ce sont les larmes du Dieu Horo et au FIFO il pleure de joie car il retrouve tous ses enfants éparpillés dans le Pacifique. La pluie permet aussi de démythifier le Pacifique. Césaire disait cela : nos pays ne sont pas que des paysages."

Et au FIFO, ce sont bien les pays et les hommes, plus que les paysages, qui sont au cœur des documentaires.

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