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Notre-Dame-des-Landes : scènes de liesse dans la ZAD pour fêter l'abandon du projet

Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes défilent dans la ZAD le 10 février pour fêter leur victoire et l'abandon du projet.
Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes défilent dans la ZAD le 10 février pour fêter leur victoire et l'abandon du projet. Jean-Sébastien Évrard, AFP

Des manifestants ont fêté leur victoire dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes samedi, après l'abandon du projet d'aéroport le 17 janvier par le gouvernement. Un deuxième combat, la gestion collective des terres, attend encore les opposants.

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À Notre-Dame-des-Landes, l'heure est à la fête. Des milliers d'opposants au projet d'aéroport célébraient samedi 10 février la mort du projet d'aéroport, né dans les années 1960 et abandonné le 17 janvier par l'exécutif.

>> À voir aussi : "Notre-Dame-des-Landes : une décision moins risquée pour l'exécutif ?"

Venus de toute la France et d'Europe, les manifestants ont afflué par centaines sur ce territoire de 1 650 hectares pour célébrer leur victoire et réaffirmer leur détermination à gagner une deuxième bataille, celle de la gestion collective des terres.

Une fête "grandiose", comme la lutte"

Les anti-aéroport ont prévu une "fête démesurée". Dans une ambiance carnavalesque, des milliers de personnes se sont mises à marcher dans la ZAD avec fanfares et chars, prêts à festoyer jusque tard dans la nuit autour de cinq scènes musicales.

"Ce sera une fête grandiose, inouïe, hors norme. Comme la lutte", prédit Geneviève Coiffard, membre de la Coordination des opposants, qui regroupe une soixantaine de structures, associations, syndicats et partis politiques.

Gestion collective de la ZAD

Le point d'orgue de cette manifestation devait avoir lieu à 15 h : une grande effigie de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes devait être brûlée dans un champ de la ferme de Bellevue, occupée depuis 2013 par les opposants.

La fin du combat contre l'aéroport est aussi "la genèse de l'avenir du bocage", selon le mouvement anti-aéroport. Comme au Larzac après l'abandon d'un projet de camp militaire, les opposants entendent porter un projet collectif de gestion de l'usage des terres de la ZAD.

"Le moment le plus enthousiasmant et exaltant, il commence aujourd'hui. Il faut qu'on montre qu'on reste complètement déterminés à continuer à prendre soin de ce bocage", explique une occupante de la ZAD.

Avec AFP

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