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France : Emmanuel Macron confirme un service national obligatoire de "3 à 6 mois"

Neuf mois après son élection, Emmanuel Macron a rencontré à Paris, le 13 février 2018, 120 journalistes de l'Association de la presse prédidentielle.
Neuf mois après son élection, Emmanuel Macron a rencontré à Paris, le 13 février 2018, 120 journalistes de l'Association de la presse prédidentielle. Philippe Wojazer, AFP

Lors d'une rencontre avec l'Association de la presse présidentielle mardi 13 février, Emmanuel Macron a annoncé qu'il souhaitait que le service national universel soit rendu "obligatoire", pour une durée allant de "trois à six mois".

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C'était l'une des promesses de campagne du candidat Macron. Lors d'une rencontre de près de deux heures avec l'Association de la presse présidentielle, mardi 13 février, le président français a assuré que le "service national universel" serait rendu obligatoire, pour une durée qui devrait s’étendre de trois à six mois.

"Je souhaite un service obligatoire, ouvert aux femmes et aux hommes [pouvant avoir] une ouverture sur la chose militaire [mais] dont la forme pourra être civique". Sa durée pourra être "autour du trimestre", mais pourra "être plus longue, si l'on intègre un service civique" a-t-il précisé, évoquant "une partie obligatoire, entre trois et six mois, ce n'est pas encore établi".

Admettant en souriant que la position du gouvernement sur le service national n'avait "pas été très claire" jusque-là, Emmanuel Macron a mis un terme à une semaine de divergences d’interprétation au sein du gouvernement. La ministre des Armées, Florence Parly, avait notamment parlé la semaine dernière d’un service non obligatoire, avant de le qualifier lundi de non "facultatif".

Le chef de l’État a également répondu aux inquiétudes émises sur le potentiel coût du dispositif, estimant qu’il ne s’agissait pas de rétablir un "service militaire à l’ancienne où il faut loger des gens pendant un temps donné loin de leur famille". "Cela aura un coût, je ne pense pas qu’il soit prohibitif", a-t-il dit. Mais "en terme de cohésion nationale, ça sera un vrai élément de transformation".

"Contrainte contre-productive"

Cette mise au point survient quelques heures après la publication, par France Inter et Le Monde, d’extraits d’un rapport parlementaire qui avance une série de préconisations qui ne vont pas dans le sens d’un service obligatoire. "La contrainte serait contre-productive" et "il ne faudrait pas que la mise en place du service national universel ait pour conséquences, pour des raisons budgétaires, de rayer d’un trait de plume les programmes utiles", écrivent les rapporteures Marianne Dubois (Les Républicains) et Emilie Guerel (La République en Marche).

Le rapport suggère un service en trois étapes. Une première, dédiée aux 11-16 ans, prendrait la forme d’une "semaine annuelle de la Défense et de la citoyenneté", obligatoire, au sein des établissements scolaires. La deuxième serait "un rite de passage" pour les jeunes de 16 ans : une semaine, soit en internat pendant les vacances scolaires, soit en "immersion" au sein des armées, d’une association, d’une collectivité. Enfin, la dernière étape s’adresserait aux 16-25 ans pour les "inciter" à s’engager dans des cadres existants, comme le service civique créé en 2010, avec à la clé des aides financières et des bonifications universitaires ou professionnelles.

Les auteurs écartent le rôle prépondérant dévolu en théorie aux armées, ce qui n’est pas pour déplaire aux militaires, très perplexes depuis le début sur ce "creuset" citoyen. "Ce n’est pas notre vocation, on ne peut pas être une armée de combat et un centre éducatif", tranche une source militaire.

Avec AFP et Reuters

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