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Syrie : le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, critique l’intervention turque à Afrin

Les forces spéciales irakiennes mènent une operation contre des jihadistes dans la region de Wadi Shabjah, à 180 km de la ville de Najaf.
Les forces spéciales irakiennes mènent une operation contre des jihadistes dans la region de Wadi Shabjah, à 180 km de la ville de Najaf. Haidar Hamdani, AFP

Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson met en garde contre un surinvestissement militaire turque contre les Kurdes d’Afrin, au détriment du combat contre le groupe Etat islamique dans l’est de la Syrie.

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Le chef de la diplomatie américaine appelle à ne pas baisser la garde devant la menace jihadiste : si "environ 98 % du territoire jadis contrôlé par l'EI en Irak et en Syrie a été libéré", le groupe "demeure une menace sérieuse". Rex Tillerson s’est exprimé mardi 13 février lors d’une réunion de la coalition antijihadiste, en marge de la conférence internationale pour la reconstruction de l’Irak, qui se tient à Koweït. Selon lui, les nouvelles tensions en Syrie, en particulier avec l'opération turque contre l'enclave kurde d'Afrin, dans le nord-ouest du pays, affaiblissent la lutte antijihadiste.

Nuancer les propos du Premier ministre irakien

Lancée le 20 janvier, l’offensive turque contre Afrin "a détourné [la coalition internationale du] combat contre l'EI dans l'est de la Syrie", a déploré M. Tillerson. Or, la force kurde visée par la Turquie a été la principale alliée de la coalition internationale antijihadiste en Syrie.

S’exprimant devant les représentants des 75 pays et institutions internationales membres de la coalition, dont le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, Rex Tillerson s’est montré néanmoins globalement optimiste : "Lorsque nous avons lancé notre opération [en 2014], l'EI prospérait. [Aujourd'hui, l'organisation extrémiste] est en train de perdre".

Son discours vient ainsi nuancer les propos du Premier ministre irakien Haider al-Abadi, qui avait annoncé il y a deux mois "la fin" de la guerre contre les jihadistes de l'EI, qui s'étaient emparés d'un tiers de l'Irak à partir de 2014, menaçant l'existence même de l'État.

Rex Tillerson se rendra jeudi et vendredi à Ankara pour des entretiens avec les autorités turques qui s'annoncent tendus, notamment au sujet de l’enclave kurde d’Afrin.

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