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Mali : l'armée française mène un raid contre le groupe jihadiste Ansar Dine

Un rafale de l'armée française vole en direction de Gao, dans le nord du Mali, le 19 février 2018.
Un rafale de l'armée française vole en direction de Gao, dans le nord du Mali, le 19 février 2018. Miguel Medina / FP

Au moins dix jihadistes présumés, dont un ancien colonel de l’armée malienne, ont été tués mercredi dans le nord-est du Mali, lors d'une opération aérienne et au sol des forces françaises. Elle visait le chef du groupe Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly.

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Les troupes françaises ont lancé l’assaut près de Tinzawaten, dans le nord-est du Mali, mercredi 14 février. Un bilan provisoire fait état de 10 à 17 morts parmi les jihadistes, selon une source sécuritaire étrangère. L'état-major français a partiellement confirmé ces informations, évoquant un bilan d'"une vingtaine de terroristes tués ou capturés".

L’opération visait Iyad Ag Ghaly, le chef malien d’Ansar Dine. Allié à Al-Qaïda, le groupe armé a contrôlé le nord du Mali entre 2012 et janvier 2013. En 2015, après que la force française Barkhane eut "neutralisé" plus d'une centaine de jihadistes dans le nord du pays, Iyad Ag Ghaly s'était réfugié à la frontière algérienne, selon des sources militaires.

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L'opération de mercredi s'est déroulée "à proximité de Inaghalawass, un oued distant de 900 mètres de la frontière algérienne, entre 04H40 et 05H20 (GMT et locales)", a précisé la même source sécuritaire, sous le couvert de l'anonymat.

Un ancien colonel de l’armée malienne tué

Un ancien colonel de l'armée malienne, devenu proche du chef jihadiste après avoir fait défection, a été tué dans ce raid, ont indiqué les Forces armées maliennes (FAMa). "Parmi les criminels abattus figure Malick Ag Wanasnat, un ex-colonel de l'armée malienne", qui était "un allié et un pilier d'Iyad Ag Ghali", précise le communiqué des FAMa. "Plusieurs terroristes ont été neutralisés" et "trois véhicules ont été détruits", ajoute le texte.

Malick Ag Wanasnat "avait fait défection en 2006, après avoir cassé et pillé le magasin d'armement à Ménaka (nord-est), avant d'orchestrer" des attaques, selon le communiqué, qui ajoute que Malick Ag Wanasnat "a participé à de nombreux autres actes criminels".

Frappes aériennes et engagements au sol

Cette opération "a été menée par les forces françaises au Sahel", à la fois des forces spéciales et des troupes de Barkhane, a indiqué le porte-parole de l'état-major français des armées, le colonel Patrik Steiger.

>> À lire : Opération Barkhane au Mali : soupçon de bavure de l’armée française lors d’un raid

Elle "visait trois objectifs de groupes armés terroristes, entre Boughassa et Tinzaouatène, qui ont fait l'objet de frappes aériennes simultanées suivies d'assauts héliportés appuyés par des hélicoptères Tigre, puis d'engagements au sol", a-t-il précisé.

"Selon un bilan provisoire, une vingtaine de terroristes ont été tués ou capturés", a-t-il affirmé, soulignant que "trois véhicules" avaient été détruits et des armements, ainsi qu'un "grand nombre de documents" récupérés. Aucune perte humaine n'est à déplorer côté français, d'après le colonel Steiger, selon lequel "l'identité des groupes armés visés reste à préciser".

Avec AFP

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