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Les surprenantes supportrices nord-coréennes font le spectacle aux JO d'hiver de Pyeongchang

Les cheerleaders nord-coréennes encouragent leur équipe de hockey sur glace aux Jeux olympiques d'hiver 2018 de Pyeongchang, le 10 février.
Les cheerleaders nord-coréennes encouragent leur équipe de hockey sur glace aux Jeux olympiques d'hiver 2018 de Pyeongchang, le 10 février. Brian Snyder / Reuters

Dans les tribunes des Jeux olympiques en Corée du Sud, on ne voit que leurs vestes rouges. Ces supportrices, cheerleaders, pom-pom girls (au choix) viennent tout droit de Corée du Nord et leur animation mêle fascination et interrogation.

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C'est la quatrième fois qu'une équipe de supportrices nord-coréennes sort des frontières de la dictature communiste pour assister à une compétition sportive d'ampleur internationale. La première fois, c'était en 2002. Et cette année, elles sont officiellement 229, tout sourire en Corée du Sud, pour les Jeux olympiques de Pyeongchang. Ce déplacement au Sud est le premier de ce type depuis treize ans.

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Leur présence ne passe clairement pas inaperçue. C'est bien simple, on ne voit qu'elles. Vêtues de vestes rouges et portant des baskets blanches, elles enchaînent les chorégraphies parfaitement réglées, chantent et applaudissent durant les matchs de hockey ou le patinage artistique, où elles sont une centaine réparties par groupes dans les tribunes :

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Mais qui sont-elles ?

On les appelle "l'armée des beautés". Ces jeunes filles âgées d'une vingtaine d'années ont été triées sur le volet, choisies parmi les bonnes familles du régime, explique le New York Times. "Elles doivent faire plus de 1,60 m et provenir d'une bonne famille", a confirmé à l'AFP un transfuge nord-coréen.

Ce sont souvent des étudiantes en danse ou en musique qui ont dû suivre une formation politique dispensée par les autorités nord-coréennes, raconte Le Monde. D'ailleurs, la femme de Kim Jong-Un, Ri Sol-ju, fut elle aussi pom-pom girl au milieu des années 2000.

Quel est leur rôle ?

Elles sont en Corée du Nord pour soutenir les sportifs nord-coréens ainsi que ceux rassemblés sous la bannière des deux Corées. Lorsqu'un athlète sud-coréen s'élance, c'est ce drapeau blanc et bleu qu'elles agitent. Et elles parviennent à mettre de l'ambiance, au point d'avoir réussi à lancer une "ola" !

Mais elles ne sont pas vraiment là pour s'amuser. D'ailleurs, elles doivent rejoindre chaque soir leur hôtel situé à plus de 120 km au nord de Pyeongchang. 

Que chantent-elles ?

Leurs chants mêlent chansons populaires nord-coréennes et chants en faveur de l'unification de la péninsule coréenne. Elles scandent aussi le nom des sportifs nord-coréens en criant "Ryom Tae-ok ! Kim Ju-sik ! Bravo nos athlètes !". Le tout, à l'unisson.

Sont-elles payées ?

Non, selon Han Seo-hee, qui a été une cheerleader nord-coréenne avant de faire défection, citée par le New York Times. Mais effectuer un séjour à l'étranger est pour elles un privilège.   

Qui sont les messieurs qui les encadrent ?

Quelques hommes sont tout autour d'elles et ils ne participent pas (ou alors très peu) à l'animation. Ils sont surtout là pour empêcher qu'elles entrent en contact avec des étrangers, explique le New York Times. Ou qu'elles désertent.

Les filles se déplacent toujours en groupe, en rang par deux, bien encadrées. Et de retour en Corée du Nord, pas question pour elles de raconter en détail leur séjour à l'étranger, qui plus est chez l'"ennemi" sud-coréen, sous peine de passer par la case prison, comme ce fut le cas pour 21 cheerleaders en 2005.

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