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FRANCE

La justice ordonne une expertise médicale pour remettre Tariq Ramadan en liberté

© AFP (archive) | L'islamologue Tariq Ramadan est incarcéré depuis le 2 février.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/02/2018

La cour d'appel de Paris a demandé une expertise médicale pour savoir si l'état de santé de Tariq Ramadan était compatible avec son maintien en détention.

Tariq Ramadan reste en prison. Mais la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a demandé, jeudi 15 février, une expertise médicale de l'islamologue pour savoir si son état de santé était compatible avec son maintien en prison. Placé en détention dans le cadre de l'enquête sur des plaintes pour viol, il est arrivé à la Cour en ambulance. Il souffre notamment de sclérose en plaques.

Le théologien suisse avait fait appel de son placement en détention, que le juge de la détention et des peines n'avait pas jugé incompatible avec son état de santé.

Incarcéré depuis le 2 février, le petit-fils du fondateur égyptien des Frères musulmans, Hassan el-Banna, est accusé en France de viol par deux femmes, l'une convertie à l'islam, l'autre étant une ancienne salafiste.

Des accusations rejetées par Tariq Ramadan, qui a demandé à la ministre de la Justice Nicole Belloubet, par l'intermédiaire de ses avocats, de saisir l'Inspection générale de la justice (IGJ).

Les avocats de l'islamologue dénoncent des "dysfonctionnements"

Selon des informations publiées dans la presse, mais que le ministère de la Justice refuse de confirmer, l'islamologue et ses avocats se plaignent de dysfonctionnements dans l'enquête préliminaire, notamment du versement tardif au dossier d'une pièce qu'ils jugent à décharge. Cette pièce ferait état d'une réservation pour un vol correspondant aux heures où il est censé avoir agressé sexuellement une des deux plaignantes, dans un hôtel de Lyon, en 2009.

Le ministère de la Justice a cependant opposé mercredi une fin de non-recevoir à cette demande de saisine.

"À ce stade, les critères de la saisine de l'IGJ ne sont pas réunis", explique-t-on au ministère. "L'information judiciaire est en cours et vise à rassembler les éléments à charge et à décharge. Il revient aux juges d'instruction (…) de vérifier tous les éléments."

La prochaine audience doit avoir lieu le 22 février.

Avec Reuters

Première publication : 15/02/2018

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