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Brésil : le président Temer place la sécurité de l'État de Rio sous le contrôle de l'armée

Des militaires patrouillent dans la favela de Jacarezinho, à Rio de Janeiro, le 18 février 2018.
Des militaires patrouillent dans la favela de Jacarezinho, à Rio de Janeiro, le 18 février 2018. Carl de Souza, AFP

Après une multiplication des agressions et vols à main armée lors du carnaval de Rio de Janeiro, le président brésilien Michel Temer a annoncé vendredi le transfert à l'armée du commandement des forces de sécurité de cet État.

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Le président du Brésil, Michel Temer, a pris des "mesures extrêmes" face à la flambée de la violence et à l'insécurité croissante à Rio de Janeiro, décrétant vendredi 16 février le transfert à l'armée du commandement des forces de sécurité de cet État.

"Le crime organisé à quasiment pris le contrôle de Rio. C'est une métastase qui se propage dans notre pays et menace la tranquillité de notre peuple", a déclaré le chef de l'État au cours de la cérémonie de signature du décret, qui prend effet immédiatement mais doit encore être approuvé par le Parlement dans les dix jours.

Intitulée "intervention fédérale dans la sécurité" de Rio, cette mesure inédite depuis la fin de la dictature militaire en 1985 implique notamment que toutes les forces de police – qui dépendent au Brésil de chaque État – seront placées sous l'autorité de l'armée, donc de Brasilia.

Les opérations seront dirigées par le général Walter Souza Braga Neto, qui avait déjà été à la tête du dispositif de sécurité des Jeux olympiques de Rio en 2016. La mission se prolongera jusqu'à la fin du mandat du président Temer, le 31 décembre 2018.

Un système de sécurité "en faillite"

Cette décision a été prise au lendemain du carnaval de Rio, qui a vu une multiplication des agressions et vols à main armée, alors que près de 1,5 million de touristes étaient venus faire la fête dans la "Ville merveilleuse". Fin janvier, le ministre de la Défense, Raul Jungmann, avait déclaré que le système de sécurité du pays était "en faillite".

"La confusion totale et le manque de coordination des forces de sécurité pendant le carnaval" ont servi de déclencheur à cette prise de cette décision mais l’opération vise aussi à "détourner l'attention" des graves accusations de corruption auxquelles Michel Temer fait face, estime David Fleischer, professeur de sciences politiques de l'Université de Brasilia. Fortement impopulaire, le chef de l'État peine, en outre, à faire adopter une réforme des retraites réclamée par les marchés.

Avec AFP

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