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Bordeaux version Poyet: un grand changement dans la continuité

© AFP/Archives | L'entraîneur de Bordeaux Gustavo Poyet (c) donne des instructions lors du match face à Amiens au Matmut Atlantique, le 10 février 2018

BORDEAUX (AFP) - 

Paul Baysse relégué sur le banc mais une ossature conservée qui apporte de la sérénité: Gustavo Poyet a apporté sa patte sans opérer de rupture. Avec quatre victoires de rang, Bordeaux peut même se mettre à rêver de nouveau à l'Europe avant le choc contre Marseille dimanche (21h00).

. Baysse, le grand perdant

Ancien de la maison revenu de Malaga début janvier avec le statut de sauveur, Paul Baysse est désormais sur la touche. Depuis un mois, l'ancien Aiglon traîne comme un boulet son expulsion contre Caen (0-2), dernier match de l'ère Jocelyn Gourvennec. Un carton rouge qui l'a sorti du groupe pendant deux matches et le fait désormais patienter sur le banc.

"Cela fait partie du foot", a relativisé l'intéressé dimanche sur le plateau du Canal Football Club. "Le collectif prime et nous sommes performants en ce moment. Quel joueur est content de ne pas jouer ? Ce n'est pas évident mais la meilleure réponse à apporter, c'est sur le terrain, au quotidien, à l'entraînement. Montrer que j'ai ma place et que je peux apporter à l'équipe".

. Pablo et Koundé confirmés

Mais aura-t-il de nouveau sa chance ? Car son absence a fait le bonheur de Pablo, remis en selle par Eric Bédouet durant son intérim à Nantes (0-1) après l'éviction de Gourvennec, et associé en défense centrale à Jules Koundé, lancé par le Breton lors de l'humiliante élimination en Coupe de France face aux amateurs de Granville.

Confirmés depuis par Poyet, le Brésilien et son jeune acolyte ont amené de la sérénité dans le bloc défensif, aux abois à la fin de l'automne, et du coup ramené la confiance.

"Pour l'instant le coach me fait confiance même si c'est au détriment de Paul", souligne Koundé. "Après, il y a encore plein de matches, ça pourra tourner. Je pourrais aussi avoir un coup de moins bien, Pablo (aussi)".

Derrière eux, le gardien Benoît Costil, qui avait récupéré le brassard de capitaine après le départ dans le sillage de Gourvennec du taulier Jérémy Toulalan, l'a pour le moment conservé.

Devant, Gaëtan Laborde, revenu de blessure à Troyes mi-janvier sous les ordres de Gourvennec et buteur (1-0), a enchaîné depuis et inscrit deux nouveaux buts à Strasbourg (2-0) et face à Lyon (3-1). Confiance retrouvée aussi pour Nicolas De Préville, auteur de deux buts et d'une passe décisive sur ses trois derniers matches.

. La méthode Poyet

Chassé le scepticisme ambiant lors de sa nomination, l'Uruguayen fait désormais l'unanimité au Haillan, où l'on rêve de nouveau à l'Europe (7e, 35 points) -- chose impensable à la trêve (15e avec un point d'avance sur le barragiste) --, après quatre succès de rang dont trois depuis son arrivée, contre Lyon (3-1), à Strasbourg (2-0) et face à Amiens (3-2).

Avant le test au Vélodrome, les mauvaises langues diront qu'il ne récolte que les graines semées par Gourvennec en fin de mandat puis par Bédouet. Certes, mais il en fait bon usage en posant tranquillement sa patte dans la gaieté et sans brusquer les choses.

Poyet "s'est d'abord appuyé sur ce qu'on recommençait à bien faire, c'est-à-dire bien défendre, avoir de la hargne, être solide", explique Benoît Costil.

A l'entraînement qu'il gère activement, il n'est pas rare de voir l'Uruguayen lancer des challenges ou partir en footing pendant une demi-heure sous la pluie avec ses joueurs malgré ses 50 ans. Et pour souder davantage les siens, l'ancien milieu de Chelsea propose fréquemment des sorties au restaurant, notamment après Lyon où il a dû payer l'addition. Un management tout en rondeur qui fonctionne jusqu'ici.

© 2018 AFP