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JO-2018 : Martin Fourcade remporte la mass start et devient le Français le plus titré des Jeux d'hiver

Martin Fourcade a remporté la mass start des Jeux de Pyeongchang, dimanche 18 février 2018.
Martin Fourcade a remporté la mass start des Jeux de Pyeongchang, dimanche 18 février 2018. Franck Fife, AFP

Martin Fourcade s'est imposé d'un cheveu face à l'Allemand Simon Schempp, dimanche, lors de l'épreuve de mass start du biathlon. Avec cette 2e médaille d'or aux JO de Pyeongchang, il devient l'athlète français le plus titré des Jeux d'hiver.

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En remportant à la photo-finish l’épreuve de mass start du biathlon aux Jeux de Pyeongchang, dimanche 18 février, Martin Fourcade a inscrit son nom au panthéon français des JO d'hiver. Avec quatre breloques en or, il dépasse désormais Jean-Claude Killy, triple champion olympique à Grenoble, en 1968, et devient le Français le plus titré des Jeux d'hiver.

Le Pyrénéen s’est imposé d'un souffle devant l'Allemand Simon Schempp et le Norvégien Emil Hegle Svendsen (à 11 secondes et 20 centièmes).

Ce quatrième titre olympique, le deuxième à Pyeongchang après la poursuite, qui s'ajoute à onze médailles d'or mondiales, le fait entrer définitivement dans la légende du sport tricolore. De quoi faire oublier les déceptions en sprint (8e) et sur l'épreuve individuelle (5e) en Corée du Sud.

Fourcade a conquis sa première médaille d'or il y a quatre ans, lors des Jeux de Sotchi, en remportant la poursuite, puis l'individuel. Il compte en outre deux médailles d'argent olympiques, avec la mass start de Vancouver 2010 et celle de Sotchi, ce qui lui fait donc un total de six médailles.

Sept ans de règne

Cela fait maintenant sept ans que la planète biathlon est sous le joug du roi Fourcade, 29 ans, parti chasser sur les traces du Norvégien Ole-Einar Bjoerndalen, longtemps la référence absolue de la discipline. Intouchable sur les skis et d'une efficacité chirurgicale au tir, le Français n'en finit pas de jouer les cannibales à coups de records (six Globes de cristal d'affilée, 14 victoires sur une seule saison en 2016-2017) et de performances de haut vol.

Mais Fourcade, c'est aussi un charisme et un caractère entier, avec un regard acéré sur le monde du sport et l'actualité. Un cocktail qui a poussé les athlètes français à le plébisciter comme porte-drapeau de la délégation tricolore à Pyeongchang. Ce grand brun ténébreux ne manque jamais une occasion de dire tout haut ce qu'il pense.

Après les révélations du rapport McLaren qui a mis au jour un système de dopage institutionnalisé en Russie, il avait menacé la Coupe du monde de boycott avant de prendre la tête de la fronde des biathlètes en janvier 2017, obligeant la Fédération internationale (IBU) à organiser un Congrès extraordinaire à la veille des Mondiaux afin de durcir à l'avenir ses sanctions contre les tricheurs.

Il a également publiquement soutenu la décision du Comité international olympique (CIO) de suspendre la Russie des JO-2018. En 2017, il avait déjà provoqué une grosse tension avec les Russes aux Championnats du monde après avoir pointé du doigt sur les réseaux sociaux Alexander Loginov, revenu d'une suspension pour dopage. Les Russes avaient alors refusé de lui serrer la main sur le podium du relais mixte.

La "théorie stupide" de Donald Trump

En janvier, c'est Donald Trump qui en a pris pour son grade, en pleine polémique après ses propos sur "les pays de merde", Fourcade fustigeant "la théorie stupide" du président des États-Unis.

De quoi susciter l'admiration de ses pairs, et non des moindres, comme le mythique Bjoerndalen : "Parfois il est trop direct et ça vient interférer avec la compétition. C'est important de ne pas mélanger le sport et la politique. Mais il fait ce qu'il pense être le mieux pour son sport et je suis vraiment très fier de ce qu'il fait. Il doit poursuivre dans la même voie."

Très actif sur les réseaux sociaux, il s'est mué en VRP de luxe du biathlon, popularisant une discipline plutôt confidentielle en France avant son éclosion. La Chaîne L'Equipe, qui retransmet les épreuves de Coupe du monde en clair, peut lui dire un grand merci puisqu'elle bat régulièrement des records d'audience grâce à ses exploits chaque week-end.

"Une dette" à l'armée de terre

Malgré des revenus annuels estimés à 1 million d'euros, Fourcade n'oublie pas non plus d'où il vient et voue notamment "une dette" à l'Armée de terre, qui vient de le promouvoir au grade de sous-lieutenant.

"J'ai commencé le ski jeune et jusqu'en 2008, ce sont mes parents qui m'ont financé, a-t-il expliqué en novembre à l'AFP. L'armée de terre m'a alors proposé d'intégrer l'équipe de France militaire de ski et sans leur soutien, au moment où les sponsors n'étaient pas encore là, je sais que cela aurait été compliqué de poursuivre."

Martin Fourcade doit encore s’aligner en relais et relais mixte. Ses adversaires peuvent continuer de le craindre.

Avec AFP

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