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JO-2018: Marie Martinod espère une 2e médaille olympique en halfpipe

© Getty/AFP/Archives | Marie Martinod à l'arrivée du 3e run de halfpipe comptant pour la Coupe du monde de la spécialité, le 8 décembre 2017 à Copper Mountain dans le Colorado

PYEONGCHANG (CORÉE DU SUD) (AFP) - 

Une dernière pour la route: adepte des descentes audacieuses dans des tubes gelés depuis 15 ans, Marie Martinod a toujours la même passion pour son sport et espère, à 33 ans, s'offrir une deuxième médaille olympique en ski halfpipe qui débute lundi, pour ses derniers JO.

Marie Martinod, un petit bout de femme explosif et déjanté, maman d'une petite fille de huit ans, avait fait sensation aux JO-2014 en décrochant l'argent, alors que 10 ans auparavant elle avait mis un terme à sa carrière.

Revenue en 2011 pour vivre les Jeux (le ski halfpipe a fait son entrée aux JO à Sotchi), elle ne s'est plus arrêtée depuis. 2017 a même été son année avec un globe de cristal, une médaille d'or aux X Games et de l'argent aux Mondiaux. Pas mal pour une athlète de "22 ans et demi plus 11 ans" !

Sa longévité est en effet exceptionnelle dans une discipline taguée "sports de jeunes", spectaculaire mais surtout ultra-exigeante physiquement avec ses figures acrobatiques dans un tube enneigé et gelé de sept mètres de hauteur pour 180 m de long.

"C'est fou, ça me paraît irréel parce que je n'ai pas vu les années passer. On faisait les halfpipe à la main il y a 15-20 ans. C'est devenu un sport vraiment technique qui plaît énormément", explique à l'AFP la championne, qui avait mis un terme à sa carrière à 22 ans pour tenir une boîte de nuit avec Maxime, devenu son mari.

Un pari qu'elle a réussi dans une discipline plutôt dangereuse et qui peine à séduire pléthore de filles.

- 'Comme les garçons' -

Son entraîneur Greg Guenet relève la difficulté de ce sport "pour les nanas". "Ce sont des sports à risques et les femmes de nature sont plus prudentes. Elles ne sont pas mises en valeur forcément. Elles font des choses incroyables mais on voit un écart énorme entre les garçons et les filles".

"Dans les sports extrêmes, les jeunes peuvent y arriver parce qu'il y a une part d'insouciance, on est plus fougueux quand on a 15 ans. Même chez les garçons, à 25 ans ils sont moins fous", ajoute-t-il.

La Plagnarde a 20 ans quand elle remporte en 2004 son premier globe de cristal et sa première grande médaille, aux prestigieux X Games (bronze).

"J'ai commencé gamine à enquiquiner le monde, j'avais un besoin de prouver un truc. Je voulais prouver que je savais faire un salto arrière comme les garçons. Je voulais faire comme les garçons", se souvient-elle, avant de se confier davantage.

"J'aurais dû être un garçon, ma mère était persuadée qu'elle aurait un garçon, mon père aussi. Il était transporteur, il voulait un mec pour reprendre la société. Inconsciemment j'ai grandi avec l'idée de devoir faire comme si j'étais un garçon".

- 'Une carte à jouer' -

Mais attention, Marie Martinod prévient: "Je suis bien une nana ! Il n'y a pas de soucis là-dessus. J'adore les trucs de filles mais jamais à outrance".

La médaillée olympique 2014 a juste trouvé sa voie sur un chemin atypique et extrême.

"Tu fais une figure un peu folle la première fois, tu réussis et cette folie se transforme en fierté. Tu as envie de le refaire et ça devient ta façon de vivre. J'ai goûté a une façon de vivre et ma vie a pris un sens", dit-elle.

"C'est mon truc. Je me sens bien dans un halfpipe. En plus, celui-là est vraiment top", apprécie-t-elle après son premier entraînement au Phoenix Snowpark de Pyeongchang.

Et elle compte bien en profiter pleinement, avec en tête l'idée de jouer un tour aux petites jeunes du circuit. "Je ne suis pas du tout en mode +derniers Jeux+, ça serait dommage. J'ai une carte à jouer", assure-t-elle.

© 2018 AFP