Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

La France de l'Occupation racontée par Pierre Assouline

En savoir plus

FOCUS

Une présence jihadiste, mais pas d'attentat : le cas singulier de l'Italie

En savoir plus

L’invité du jour

Reza : "Je ne suis pas photographe de guerre, je suis correspondant de paix "

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Vers un baril de pétrole à 100 dollars d'ici fin 2018 ?

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"ONU : multilatéralisme vs. souveraineté"

En savoir plus

LE DÉBAT

Quelle réponse de l'Iran après l'attentat d'Ahvaz ?

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Harkis, une si longue attente"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'Élysée enlisé dans la parodie

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Tunisie : le cap Bon sous les eaux

En savoir plus

SNCF: Edouard Philippe tente de calmer les inquiétudes sur les petites lignes

© AFP | Un train express régional (TER) dans les Hauts-de-France, le 20 février 2018

PARIS (AFP) - 

Edouard Philippe a tenté mardi de calmer les inquiétudes sur de possibles fermetures de petites lignes ferroviaires en France, en assurant que la décision dépendrait des échanges avec les régions et la SNCF.

"L'avenir de ces petites lignes, ça n'est pas le gouvernement qui peut le déterminer. C'est probablement le gouvernement qui est le moins bien placé pour le déterminer", a fait valoir le Premier ministre lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Leur avenir "dépendra de discussions qui auront lieu avec les régions, dont c'est une partie de la responsabilité, avec l'entreprise, dans le cadre des schémas d'aménagement qui sont prévus par la loi", a-t-il insisté en réponse au député UAI (UDI, Agir et indépendants) du Nord Guy Bricout.

Quant à d'éventuelles décisions de fermer certaines lignes, "ce serait absurde de le dire maintenant et d'aussi haut si j'ose dire, d'aussi loin du terrain", a-t-il encore affirmé.

Sans préconiser explicitement de fermetures de lignes, le rapport Spinetta remis jeudi au Premier ministre propose un audit des "petites lignes", qui mobilisent 16% des moyens consacrés au ferroviaire et transportent seulement 2% des voyageurs.

Matignon avait déjà affirmé qu'"aucune décision ne (serait) engagée sans discussion étroite avec les régions et les territoires" et assuré du respect des "engagements pris dans les contrats de plan État-région (CPER)".

"L'important, c'est de vérifier ligne par ligne quelle est la bonne façon d'assurer la mobilité. Et je ne doute pas qu'y compris sur les petites lignes, il faudra conserver du transport ferroviaire, bien entendu", a déclaré M. Philippe.

"Peut-être sur d'autres, les régions, dans le cadre de leur politique d'aménagement, pourront-elles par un choix raisonné, discuter d'avoir recours à d'autres formes de mobilité", a-t-il ajouté, en allusion aux autocars souvent évoqués pour remplacer les lignes à faible trafic.

Le Premier ministre a fait part de sa détermination à mener la réforme, qui s'annonce très sensible dans une SNCF aux mouvements sociaux en mesure de paralyser le pays.

"Si nous voulons sauver le système ferroviaire, disons-le clairement, nous devrons prendre des décisions", a insisté le Premier ministre face aux députés.

De nombreux élus locaux, mais aussi la principale association d'usagers des transports, la Fnaut, ou encore des écologistes, ont exprimé leur inquiétude après la remise en cause de petites lignes ferroviaires par le rapport Spinetta, en réclamant leur maintien.

© 2018 AFP