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Paris : la justice annule la piétonisation des quais de Seine, la Mairie fait appel

La voie Georges Pompidou ouverte aux piétons, en septembre 2016, à Paris.
La voie Georges Pompidou ouverte aux piétons, en septembre 2016, à Paris. Miguel Medina, AFP

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a subi un important revers mercredi avec l'annulation par le tribunal administratif de Paris de la fermeture des voies sur berges rive droite à la circulation. Elle a décidé de faire appel.

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Le bras de fer est engagé. Le tribunal administratif de Paris a annulé, mercredi 21 février, la fermeture à la circulation des voies sur berges sur la rive droite de la Seine, remettant de facto en cause une décision emblématique du mandat d'Anne Hidalgo.

La maire socialiste, qui avait justifié la piétonisation de ce tronçon au cœur du Paris touristique par le souci d'améliorer la qualité de l'air et le cadre de vie des Parisiens, a répliqué en annonçant son intention de faire appel et de signer "sans attendre" un nouvel arrêté.

Prenant acte du jugement, la préfecture de police a cependant fait savoir par communiqué que "l'aménagement tel qu’il avait été projeté ne [pouvait] se poursuivre" en l'état.

La justice a estimé que l'étude d'impact préalable à cette décision comportait "des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores", peut-on lire sur le site du tribunal.

En conséquence, la juridiction administrative a annulé à la fois une délibération du 26 septembre 2016 du Conseil de Paris, qui avait alors déclaré l'intérêt général de l'opération d'aménagement des berges, et l'arrêté du 18 octobre 2016 créant une promenade publique.

Symbole d’une gestion supposément autoritaire

Le bannissement des voitures sur cette voie d'un peu plus de 3 kilomètres avait alimenté la colère d'automobilistes et de l'opposition municipale, pour qui ce dossier était le symbole d'une gestion supposément autoritaire.

"La justice administrative rappelle à la maire de Paris une évidence : elle n'est pas au-dessus des lois, et elle ne peut décider seule contre tous", ont salué dans un communiqué les élus Les Républicains au Conseil de Paris.

La présidente du Conseil régional d'Île-de-France, Valérie Pécresse (LR), a quant à elle appelé jeudi Anne Hidalgo à "saisir la main" qu'elle lui tend pour travailler ensemble sur "un scénario de piétonisation douce" des voies sur berges de la capitale.

Lors de sa conférence de presse, Anne Hidalgo, qui a reçu le soutien du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, leur a indirectement répondu en déclarant que "l'ouverture des rives de Seine aux piétons et aux cyclistes [avait] été décidée démocratiquement par les élus parisiens en septembre 2016 avec le soutien de l'État à l'issue d'un an et demi de concertation".

Le groupe écologiste a pour sa part déploré le jugement du tribunal qui, est-il écrit dans un communiqué, "va à l’encontre de notre santé et de notre qualité de vie".

Avec AFP et Reuters

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