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Nigeria : incompréhension à Dapchi, après l'attaque d'une école par Boko Haram

Soldat nigérian, dans l'État de Yobe, en avril 2017
Soldat nigérian, dans l'État de Yobe, en avril 2017 Florian Plaucheur, AFP

Les familles des dizaines de jeunes filles, disparues lundi dans le nord-est du Nigeria, reçoivent des informations contradictoires des autorités. Le gouverneur de l'État de Yobe avait affirmé qu'elles avaient été libérées mais a dû démentir.

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Les nouvelles sont contradictoires et la confusion totale, après la disparition, lundi 19 février, de dizaines de jeunes filles, introuvables depuis que des jihadistes de Boko Haram ont mené un raid sur la ville de Dapchi, dans le nord-est du Nigeria.

Jeudi 22 février, des heurts ont éclaté entre forces de l'ordre et habitants, alors que le gouverneur de l'État de Yobe, Ibrahim Gaidam, expliquait aux parents des élèves manquantes qu'elles n'avaient pas été "sauvées" par l'armée, comme l'avait annoncé son porte-parole la veille au soir.

Face à ces annonces contradictoires, des jeunes en colère ont alors dressé des barricades et incendié des pneus sur la route, caillassant le convoi du gouverneur, a constaté un journaliste de l'AFP. Plusieurs véhicules ont été endommagés par les jets de pierre, tandis que la police et les soldats pourchassaient la foule.

Délégation venue d'Abuja

Les circonstances exactes de l'attaque et même le nombre de filles disparues restent très flous, la plupart des enseignants et élèves de ce pensionnat de plusieurs centaines de lits ayant fui dans l'obscurité à travers la brousse pour échapper aux jihadistes en entendant des coups de feu.

Une délégation du gouvernement fédéral a fait le déplacement à l'école - où elle a passé moins d'une heure - depuis la capitale Abuja, afin de rencontrer le gouverneur et des commandants militaires, avant de repartir en hélicoptère.

Le ministre de l'Information, Lai Mohammed, n'a pas fourni beaucoup plus d'explications, précisant seulement que "certaines (élèves) ont téléphoné depuis leur cachette (...) d'autres ont téléphoné depuis d'autres endroits".

"Nous ne pouvons pas affirmer catégoriquement que tant de filles ont été enlevées, mais nous pouvons dire que toutes ne sont pas revenues", a-t-il déclaré aux journalistes présents à Dapchi.

Inuwa Mohammed, dont la fille de 16 ans, Falmata, est portée disparue, s'est dit "dévasté par la tournure des événements", affirmant que sa femme venait d'être admise à l'hôpital après s'être évanouie.

"Je m'étais réveillé avec le fort espoir de retrouver ma fille et ma femme avait préparé un accueil chaleureux, tout ça pour entendre (...) que toute cette histoire n'a été qu'une rumeur", a-t-il raconté.

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