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SAHEL

G5 Sahel : un sommet à Bruxelles pour apporter une aide financière

Un soldat malien de la force G5 Sahel avec un soldat français au Mali, le 1er novembre 2017, à proximité de la frontière avec le Burkina Faso et le Niger.
Un soldat malien de la force G5 Sahel avec un soldat français au Mali, le 1er novembre 2017, à proximité de la frontière avec le Burkina Faso et le Niger. Daphné Benoit, AFP
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Vidéo par : Alix LE BOURDON
4 mn

Une vingtaine de chefs d'État et de gouvernement se réunissent vendredi à Bruxelles pour renforcer leur soutien politique et financier au G5 Sahel qui lutte contre la menace persistante des groupes jihadistes dans la région sahélienne.

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Les dirigeants européens vont donner, vendredi 23 février, un coup de pouce politique et financier au G5 Sahel, la force militaire constituée par cinq pays africains pour lutter contre les groupes jihadistes actifs dans la région du Sahel, lors d'une conférence des donateurs à Bruxelles.

Une vingtaine de chefs d'État et de gouvernement se réunissent vendredi matin au siège de la Commission européenne autour des dirigeants du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, du Niger et du Burkina Faso pour témoigner de leur soutien politique. L'Union européenne annoncera à cette occasion sa décision de porter sa contribution de 50 à 100 millions d'euros.

La mort de deux soldats de la force antijihadiste française déployée en Afrique de l'Ouest, tués mercredi lorsque leur véhicule a heurté une mine dans le nord-est du Mali, souligne l'importance de cette conférence des donateurs à laquelle participent le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et plusieurs de leurs homologues de l'UE, a expliqué un diplomate européen.

>> À voir : G5 Sahel, une force militaire régionale pour remplacer Barkhane ?

L'attentat contre les militaires français a mis en évidence les défis auquel sont confrontés les cinq pays, parmi les plus pauvres du monde, placés en première ligne d'une guerre contre les groupes jihadistes islamistes et les trafiquants d'armes, de drogue et d'êtres humains.

La force du G5 a besoin de fonds supplémentaires pour l'aider à atteindre son objectif de 5 000 soldats bien entraînés et équipés pour patrouiller les points chauds et rétablir l'autorité dans les zones de non-droit.

>> À voir : À Gao au Mali, l'interminable lutte contre le jihadisme

Elle s'est dotée d'une structure de commandement et a mené deux opérations, avec l'appui de la France, dans la zone troublée des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Destinée à devenir pleinement opérationnelle à la mi-2018, la force du G5 Sahel opère aux côtés des 4 000 soldats de la force antijihadiste française Barkhane et des 12 000 hommes de l'opération Minusma de maintien de la paix des Nations unies au Mali.

Des milliards pour l’aide au développement

Le commandant de cette force fera un point sur les besoins en équipements. L'UE prévoit de livrer davantage de gilets pare-balles, de matériel de lutte contre les engins explosifs artisanaux, de camions et même un hôpital qui doit être construit au Mali.

Près de 300 millions d'euros ont été mobilisés à ce jour. L'Arabie saoudite a promis 100 millions d'euros et les États-Unis 60 millions de dollars.

>> À lire : Comprendre le G5 Sahel en six dates

Un important volet développement accompagne le financement de la force militaire commune à ces cinq pays du Sahel. Près de 8 milliards d'euros ont ainsi été budgétisés par l'Union européenne pour la période 2014-2020. Et la France doit annoncer vendredi un financement bilatéral d'1,2 milliard d'euros sur les cinq prochaines années pour des projets de développement au Sahel, a-t-on précisé de source diplomatique.

"Mais l'environnement est si instable et si peu sécurisé que le développement ne peut pas s'installer", ont averti des responsables européens. "Il est important de soutenir l'action des dirigeants de ces pays et de combattre les sources du terrorisme. C'est dans notre intérêt commun", a insisté l'un d'eux.

Financer le partenariat UE-Afrique

Outre les États membres de l'UE et les Nations unies, une douzaine de pays, dont l'Arabie saoudite, le Maroc et la Tunisie, seront représentés par leurs ministres des Affaires étrangères.

"Cette très forte participation est la preuve de la prise de conscience collective de l'importance du Sahel pour la stabilité de l'Afrique et aussi de l'Europe", soulignait-on dans l'entourage du président français.

Le partenariat avec l'Afrique sera l'une des politiques importantes à financer par le prochain budget européen pour la période 2021-2027. Les dirigeants européens venus participer à la conférence des donateurs du G5 Sahel rejoindront en fin de matinée leurs homologues pour un sommet européen informel consacré à une première discussion sur ce budget pluriannuel.

Avec AFP

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