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Recrutement de mercenaires russes pour la Syrie : un business secret

Un chef paramilitaire qui conseille des Russes souhaitant combattre avec l’armée syrienne a accepté une interview avec France 24.
Un chef paramilitaire qui conseille des Russes souhaitant combattre avec l’armée syrienne a accepté une interview avec France 24. Capture d'écran France 24

France 24 a rencontré en exclusivité un chef paramilitaire qui conseille des Russes souhaitant combattre avec l’armée syrienne. Il affirme que 218 sont morts le 7 février, lorsque les Américains ont bombardé des forces pro-régime à Deir-Ezzor.

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C'est un témoignage exclusif. Un chef paramilitaire qui conseille des Russes souhaitant combattre avec l’armée syrienne a accepté une interview avec France 24. C’est à Ekaterinbourg, dans l'Oural, qu’il officie, travaillant pour une organisation qui s'occupe d’envoyer des soldats volontaires dans le Donbass, en Ukraine de l’Est. Dans la région, c'est aussi à lui qu'on s'adresse pour rejoindre la société militaire privée russe Wagner, qui envoie des mercenaires en Syrie.

"Chaque semaine, je reçois cinq à six personnes. Certains appellent, d'autres viennent me voir. En ce moment, dans la région, il y en a une centaine qui ont l'intention de partir en Syrie", affirme-t-il.

Après les bombardements américains du 7 février dans la province de Deir-Ezzor en Syrie, le ministère russe des Affaires étrangères avait concédé la mort de cinq civils russes, mais l’agence Reuters, citant des sources militaires, avançait le chiffre d’une centaine de civils russes tués…

Notre interlocuteur dresse un bilan plus lourd encore : au moins 218 de ses compatriotes auraient perdu la vie indique le chef paramilitaire, et 150 corps ont été rapatriés dans une morgue sur la base de Wagner en Russie : "Cent-cinquante personnes se trouvent dans des frigos, sur le territoire de la base de Wagner. Leur état ? De la viande hachée. C'est comme ça qu'on me les a décrits", poursuit-il.

Plus de deux semaines ont passé depuis ces combats, mais les familles des mercenaires russes sont toujours sans nouvelles. Leur recruteur montre quant à lui peu de compassion : "Si tu t'enrôles dans une société militaire privée, tu t'es vendu pour de l'argent à une société militaire privée. Et elle t'utilise comme bon lui semble. Ce qui t'arrivera après ta mort ? Le fait que tu seras de la viande hachée ? Et alors ? On te met dans un sac, on scelle le zinc, on t'envoie à la maison dans le meilleur des cas. Dans le pire, on t'enfouit sur place. Si tu es prêt à toucher de l'argent pour tuer des gens, et défendre les intérêts commerciaux d'autrui en tuant des gens, aucun problème."

Quelles sont les motivations de ces enrôlés ? "Le but, c'est un revenu financier et la possibilité de conquérir un très grand marché de ressources pétrolières pour notre pays (…). J'estime que c'est bien. Cette guerre, ce n'est pas nous qui l'avons commencée. Mais c'est à nous d'achever le travail", répond-il.

FR NW GRAB ELENA MERCENAIRES RUSSES FROM 20H TO 20H30

 

L'intégralité de l'interview sera diffusée samedi 24 février sur nos antennes.

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