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JO-2018: la France au pied du podium en slalom par équipes, la Suisse en or

© AFP | L'équipe de suisse de ski alpin pose après sa victoire aux JO, le 24 février 2018 à Pyeongchang

PYEONGCHANG (CORÉE DU SUD) (AFP) - 

Raté ! Championne du monde 2017, la France a terminé au pied du podium de l'épreuve par équipes de ski alpin qui faisait son entrée aux Jeux d'hiver, et remportée par la Suisse, grâce notamment à son géant de 2 mètres Ramon Zenhaeusern, samedi aux JO-2018 de Pyeongchang.

En finale, la Suisse a battu (3-1) la jeune équipe autrichienne, privée de sa superstar Marcel Hirscher.

Pour le bronze, les Tricolores, sortis par les Suisses en demi-finale (3-1), ont été devancés au chrono par les Norvégiens (2-2), pour 12 petits centièmes...

Ah si seulement la France avait pu compter un grand gabarit comme Zenhaeusern !

"C'est dommage, on finit encore sur une 4e place (...). En faisant les runs d'essais, c'était Alexis (Pinturault) et Clément (Noël) les plus rapides, mais ça se jouait à pas grand chose avec Julien (Lizeroux, vétéran de l'équipe). Sur un parcours qui allait aussi droit, il fallait absolument croiser les portes (les boxer avec les deux poings) et Julien ne peut pas le faire. Plus petit et plus bas sur ses skis, il tape les piquets plus bas et ça l'amène à la faute", a expliqué David Chastan, directeur de l'équipe de France messieurs.

L'épreuve par équipes propose des confrontations à élimination directe à chaque tour, en quatre matches (deux féminins et deux masculins), sur un parcours d'une vingtaine de secondes, un slalom parallèle avec des portes de géant.

"+Si on ne croise pas, on est morts+, nous a dit Julien. On a alors décidé de mettre Clément (plus grand). Julien a été très bon et objectif, un véritable capitaine. C'est ça l'esprit d'équipe", a ajouté David Chastan.

- Pas au niveau -

"Ma 4e place en slalom était belle, je n'avais rien à me reprocher. Cette 4e place est plus dure à digérer. Je suis le petit nouveau dans une équipe qui était championne du monde en titre, et il y avait plus d'attente. Je n'ai pas été au niveau face à la Norvège, c'est frustrant", a expliqué Noël, benjamin de l'équipe à 20 ans.

"J'ai été bon sur les premiers tours, au contact contre la Suisse (+0.11 face à Zenhaeusern) mais moins en petite finale. C'est comme ça. Je me suis fait un nom sur ces Jeux? Oui, peut-être, mais ce qui compte ce sont les médailles, pas le nom. Mais si on m'avait dit au début des JO que j'allais faire 4e en slalom et en +team event+, bien sûr que j'aurais trouvé ça cool", a ajouté le Vosgien du Ventron, établi à Val d'Isère depuis l'âge de 15 ans.

"C'est décevant d'échouer si près du podium, c'est malheureusement ce qu'on va retenir de tout ça. Je ne pense pas que le tableau était plus difficile qu'aux Mondiaux, on évitait quand même la Suisse au départ, et la Suède", a souligné Tessa Worley, la double championne du monde de géant, seulement septième aux Jeux dans sa course de prédilection.

Favorite du +team event+ avec ses deux champions olympiques de slalom (Frida Hansdotter et Andre Myhrer), la Suède a été éliminée sans ménagement (4-0) par l'Autriche en quart de finale.

L'épreuve par équipes a permis à la Suissesse Wendy Holdener de compléter sa collection de médailles, après l'argent du slalom et le bronze du combiné.

"Dans les courses individuelles, toute la pression est sur vous. Dans le +team event+, elle est partagée", a remarqué la Suissesse, submergée par l'émotion.

"Le rêve continue", a conclu Zenhaeusern, vice-champion olympique de slalom, désormais figure de proue de ce nouveau format de compétition olympique.

© 2018 AFP