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Le Conseil de sécurité "réclame" à l'unanimité une trêve humanitaire en Syrie

Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU se réunissent pour le vote d'une résolution sur la Syrie, le 24 février 2018 à New-York.
Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU se réunissent pour le vote d'une résolution sur la Syrie, le 24 février 2018 à New-York. Don Emmert, AFP

Après maintes tractations, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, samedi, une résolution qui "réclame" un cessez-le-feu de 30 jours en Syrie. Adopté à l'unanimité, ce texte vise à permettre l'accès de convois humanitaires à la Ghouta orientale.

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Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, samedi 24 février, à l'unanimité une résolution réclamant "sans délai" un cessez-le-feu humanitaire d'un mois en Syrie, alors que plus de 500 civils, dont une centaine d'enfants, ont été tués en sept jours de frappes du régime syrien sur le fief rebelle de la Ghouta orientale.

Le texte adopté, maintes fois amendé, "réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins 30 jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable".

"Cette résolution n'est qu'une première étape"

L'objectif est "de permettre la livraison régulière d'aide humanitaire, de services et l'évacuation médicale des malades et blessés les plus graves".

"Ce n'est pas un accord de paix sur la Syrie, le texte est purement humanitaire", a souligné l'ambassadeur suédois Olof Skoog, co-signataire avec son homologue koweïtien de ce texte qui a nécessité plus de quinze jours de négociations pour obtenir un assentiment de la Russie, alliée indéfectible du régime de Bachar al-Assad.

Des exclusions au cessez-le-feu pour les combats contre divers groupes jihadistes sont prévues. Ces exclusions peuvent donner lieu à des interprétations contradictoires, Damas qualifiant de "terroristes" les rebelles soutenus par l'Occident, ont noté des observateurs. Le respect du cessez-le-feu risque par conséquent d'être aléatoire.

Le veto russe évité

À la suite d'une demande de garanties de la Russie, le Conseil a prévu de se réunir à nouveau sur ce sujet dans quinze jours pour voir si le cessez-le-feu était bien appliqué.

Par ailleurs, la résolution "appelle à la levée immédiate des sièges de zones habitées dont la Ghouta orientale, Yarmouk, Foua et Kefraya".

La mise au point d'un texte par le Conseil de sécurité s'est révélée laborieuse, Koweït et Suède cherchant à éviter un nouveau veto russe.

Ghouta orientale : le point sur la situation

"L'enfer sur terre" en Ghouta orientale

L'aviation et l'artillerie du régime ont pilonné samedi la Ghouta orientale pour le septième jour consécutif, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), affirmant que l'aviation russe participait aux raids, ce que Moscou a démenti.

Au moins 35 civils dont huit enfants sont morts samedi dans les bombardements, après des frappes nocturnes qui ont provoqué des incendies dans des quartiers résidentiels, a précisé l'ONG.

En sept jours, 513 civils ont été tués, dont 127 enfants, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

>> À lire : L'interminable supplice de la Ghouta orientale

Ces deux dernières semaines, aucun membre du Conseil de sécurité n'avait pris d'initiative pour tenter de mettre un terme à l'"enfer sur Terre", selon les termes du patron de l'ONU, Antonio Guterres.

La pression internationale tardive n'est réellement intervenue que dans les dernières 48 heures.

Soumis à un siège asphyxiant depuis 2013 par le régime, les quelque 400 000 habitants de la Ghouta subissent au quotidien pénuries de nourriture et de médicaments.

La situation dans la Ghouta orientale rappelle ce qui s'était passé en décembre 2016 à Alep. La Russie avait alors aussi gagné du temps avant que l'ONU ne contribue à un arrêt du siège de la ville et à son évacuation.

Avec AFP

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