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Somalie : Mogadiscio ensanglantée par un double-attentat à la voiture piégée

Mohamed Abdiwahab, AFP

Deux voitures piégées ont explosé vendredi à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, et des coups de feu ont été échangés près du palais présidentiel. Les islamistes shebab ont revendiqué l'attaque, qui a fait au moins 38 morts et 20 blessés.

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Deux attentats à la voiture piégée ont visé, vendredi 23 février, à Mogadiscio, le palais présidentiel et un hôtel, faisant au moins 38 morts, selon une source médicale, et 20 blessés.

La première explosion, suivie par des tirs d'armes à feu, a frappé un poste de contrôle près de Villa Somalia, le siège du gouvernement. "Je peux confirmer qu'une attaque s'est produite à proximité du palais présidentiel, a déclaré à l’AFP l'officier de police somalien, Ibrahim Mohamed. Une autre voiture chargée d'explosifs a détonné près d'un hôtel récemment ouvert".

Selon un officier de sécurité, Abdulahi Ahmed, cinq des assaillants ont été tués par les forces de l'ordre et "la situation est revenue à la normale".

Les islamistes shebab affiliés aux jihadistes d'Al-Qaïda, coutumiers de ce genre d'attaque, ont revendiqué le double attentat dans un communiqué sur Internet, affirmant avoir visé des services gouvernementaux.

Opérations de guérilla

Les Shebab tentent depuis 2007 de renverser le fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les plus de 20 000 hommes de la force de l'Union africaine, venus d'Ouganda, du Burundi, de Djibouti, du Kenya et d'Éthiopie.

Chassés de Mogadiscio en août 2011, les Shebab ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, jusque dans la capitale Mogadiscio, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

Même s'ils ne l'ont pas revendiqué, ils ont été rendus responsables de l'attentat au camion piégé du 14 octobre dans le centre de la capitale, le plus meurtrier de l'histoire de la Somalie, qui a fait au moins 512 morts.

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