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Le Parti communiste chinois ouvre la voie à une présidence à vie de Xi Jinping

Président de la République populaire de Chine depuis 2013, Xi Jinping devait initialement quitter ses fonctions en 2023.
Président de la République populaire de Chine depuis 2013, Xi Jinping devait initialement quitter ses fonctions en 2023. AFP (archives)

La proposition, dimanche, du Parti communiste chinois de supprimer dans la Constitution la règle limitant à deux le nombre de mandats présidentiels pourra permettre à Xi Jinping, élu en 2013, de se maintenir au pouvoir au-delà de 2023.

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Xi Jinping, dirigeant à vie ? Le Parti communiste chinois (PCC) s'est prononcé en faveur de la levée de la limite constitutionnelle de deux mandats pour le président de la République populaire, a annoncé l’agence de presse publique Chine nouvelle, dimanche 25 février.

Concrètement, le comité central du parti a proposé d'effacer de la Constitution chinoise la mention stipulant qu'un président "ne peut pas exercer plus de deux mandats consécutifs" de cinq ans. Xi Jinping, président de la République populaire depuis 2013, devait normalement quitter ses fonctions en 2023. Autre fait notable : l’inscription de "la Pensée Xi Jinping" dans la Constitution du pays.

>> À voir dans le Débat : Xi Jinping, nouveau Mao ?

Ces dispositions devraient être soumises aux parlementaires chinois lors de la session annuelle plénière de l'Assemblée nationale populaire (ANP), qui s'ouvre le 5 mars.

Lors du XIXe congrès quinquennal du PCC, qui s'est déroulé en octobre dernier, Xi Jinping, 64 ans, avait déjà obtenu de voir sa "Pensée sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère" incluse dans la charte du Parti, un honneur réservé jusqu'ici de son vivant au seul Mao Zedong, fondateur du régime communiste en 1949.

>> À lire : Xi Jinping devient l'égal politique de Mao

Depuis son arrivée à la tête du Parti fin 2012, Xi Jinping a concentré les pouvoirs sur sa personne comme aucun dirigeant chinois ne l'avait fait depuis au moins un quart de siècle. Il a engagé une lutte contre la corruption qui a vu plus d'un million de cadres sanctionnés – mais d'aucuns y voient avant tout un moyen pour le président de se débarrasser de toute opposition interne.

Sa présidence s'est accompagnée d'un retour du quasi-culte de la personnalité autour du président, omniprésent dans les médias, et d'un renforcement de la répression visant les défenseurs de la démocratie et des droits humains.

Avec AFP

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