Accéder au contenu principal

Brexit : le Labour veut négocier une nouvelle union douanière avec l'UE

Le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, à l’université de Coventry, le 26 février 2018.
Le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, à l’université de Coventry, le 26 février 2018. Ben Stansall, AFP

Le chef de l'opposition travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a annoncé lundi à Coventry, que son parti voulait négocier une nouvelle union douanière avec l'Union européenne, lorsque le Brexit aura eu lieu.

Publicité

Alors que les conservateurs britanniques sont profondément divisés sur la nature des relations post-Brexit à tisser avec l'Union européenne (UE), le Labour affiche un visage uni. Son chef, Jeremy Corbyn, a dessiné lundi 26 février les contours du plan travailliste sur l'Europe : "Négocier une nouvelle union douanière complète entre le Royaume-Uni et l'Union européenne afin de garantir l'absence de droits de douane avec l'Europe et d'éviter toute nécessité d'une frontière rigide en Irlande du Nord".

"Chaque pays géographiquement proche de l'UE sans être membre de l'UE, qu'il s'agisse de la Turquie, de la Suisse ou de la Norvège, entretient des relations étroites avec l'UE. Le Royaume-Uni aura besoin de sa propre relation sur mesure", a explicité le député d’Islington North, non sans critiquer l’attitude du gouvernement conservateur, qu’il accuse de laisser les Britanniques "dans le noir".

Face à la cacophonie régnant chez les Tories – le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson contredit régulièrement la Première ministre Theresa May –, le Labour affiche bien volontiers son harmonie : dès dimanche, dans une interview diffusée sur la BBC, Keir Starmer, chargé de la question du Brexit au sein du parti travailliste, plantait le décor pour Corbyn et insistait sur le fait que cette position était "unanimement" partagée.

>> À lire aussi : L'UE se dit officiellement prête à négocier une transition post-Brexit jusqu'à 2020

"Il s'agit en fait de la seule manière d'obtenir un accès sans droits de douane", ce qui est "très important pour notre secteur manufacturier", estimait le "Monsieur Brexit" du Labour. "Nous chercherons aussi à négocier des protections, clarifications ou exemptions là où elles sont nécessaires", notamment dans les services publics, les aides d'État et le détachement des travailleurs, a ajouté lundi le patron du parti .

Soutien aux rebelles conservateurs

Dimanche, le "Monsieur Brexit" du Labour avait également indiqué que son parti pourrait apporter son soutien à un amendement de députés rebelles conservateurs réclamant une union douanière avec l'UE, dans le cadre du projet de loi sur le commerce en cours d'examen au Parlement. Ce soutien pourrait mettre à mal le gouvernement de Theresa May, qui ne dispose que d'une courte majorité au Parlement.

>> À voir aussi : "Nous avons le droit de reconsidérer la question du Brexit", affirme Tony Blair

Le Labour s'était prononcé pendant l'été 2017 pour le maintien du Royaume-Uni dans le marché unique européen pendant une période transitoire après la sortie de l'UE. Dimanche, plus de 80 personnalités travaillistes, dont de nombreux parlementaires, ont appelé Jeremy Corbyn à s'engager pour le maintien de leur pays dans le marché unique européen, qui permet la libre circulation des biens, des personnes, des capitaux et des services.

"C'est la seule façon pour nous de continuer à jouir des mêmes avantages économiques que nous procurent les accords actuels", ont-ils souligné dans un communiqué reproduit par The Observer.

Discours de May le 2 mars

Le gouvernement conservateur de Theresa May affirme vouloir quitter le marché unique et l'union douanière pour pouvoir négocier ses propres accords commerciaux, mettre fin à la liberté de circulation des migrants et à la juridiction de la Cour européenne des droits de l'Homme, tout en souhaitant un accord qui réduirait autant que possible les droits de douane et les démarches administratives. La Première ministre précisera à son tour, vendredi 2 mars, sa vision du partenariat post-Brexit du Royaume-Uni avec l'UE.

Avec AFP et Reuters

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.