Accéder au contenu principal

Nigeria : le gouvernement confirme l'enlèvement de 110 élèves et dit suspecter Boko Haram

Des sandales sur le sol de la cour de l'école publique de Dapchi, au Nigeria, où 110 jeunes filles ont été enlevées le 19 février 2018.
Des sandales sur le sol de la cour de l'école publique de Dapchi, au Nigeria, où 110 jeunes filles ont été enlevées le 19 février 2018. Aminu Abubakar, AFP

Le gouvernement nigérian a mis fin à près d'une semaine de confusion, dimanche, en confirmant la disparition de 110 jeunes filles à Dapchi, dans le nord-est du pays. Les événements rappellent l'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, en 2014.

PUBLICITÉ

Après six jours de silence et de confusion, le gouvernement nigérian a finalement confirmé, dimanche 25 février, la disparition de 110 jeunes filles à Dapchi, dans le nord-est du pays, après l'attaque de leur école par des membres supposés du groupe jihadiste Boko Haram.

"Le gouvernement fédéral peut confirmer que 110 étudiantes de l'école publique de Dapchi, dans l'État de Yobe, n'ont pas été retrouvées, après que des assaillants, suspectés être d'une faction du groupe de Boko Haram ont envahi leur établissement, lundi 19 février", a indiqué le ministère nigérian de l'Information dans un communiqué.

Ce décompte a été obtenu après avoir collecté des données du ministère local de l'Éducation et du principal de l'école, qui compte 906 élèves, selon le ministère. Pour leur part, les parents avaient établi le 22 février une liste de 105 noms de jeunes filles dont ils étaient sans nouvelles.

Des membres présumés du groupe Boko Haram sont arrivés le 19 février à la nuit tombée à Dapchi dans un convoi de véhicules dans le but d'enlever des élèves, selon les témoignages des habitants, et des centaines de jeunes filles s'étaient enfuies en panique.

Échange de rançons et de prisonniers

Ce kidnapping de masse rappelle l'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, en avril 2014, qui avait donné à Boko Haram, dont le nom signifie "l'éducation occidentale est un péché", une tragique notoriété sur la scène internationale, entraînant une vague d'émotion mondiale sur les réseaux sociaux avec le mouvement #BringBackOurGirls. Pour plusieurs observateurs, la libération de près d'une centaine de ces lycéennes de Chibok, en échange de rançons et de prisonniers, peut avoir attisé les convoitises du groupe islamiste.

Il y a quatre ans, la même confusion avait régné sur les chiffres et les circonstances de l'enlèvement, et le chef d'État actuel, Muhammadu Buhari, alors dans l'opposition, avait dénoncé l'inaction de l'administration du président Goodluck Jonathan. Vendredi, Muhammadu Buhari s'est excusé auprès des familles des victimes et a qualifié l'attaque de "catastrophe nationale".

Les autorités ont mis beaucoup de temps à réagir et avaient annoncé dans la semaine que "certaines" des adolescentes avaient été retrouvées par l'armée, avant de se rétracter, provoquant la colère des parents des victimes.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.