Découvertes

Les plus vieux tatouages du monde ont été découverts sur deux momies égyptiennes

BRITISH MUSEUM

Inhumées il y a près de 5 000 ans, deux momies égyptiennes conservées depuis un siècle avaient bien caché le fait qu'elles avaient le corps ornés de tatouages.

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En juin 2016, une archéologue de l'université de Stanford du nom d'Anne Austin étudiait les restes d'une momie égyptienne découverte en 2014. Elle a alors constaté que la dépouille de cette femme qui vivait il y a 3 300 ans présentait une multitude de tatouages sur le corps. Babouins, cobras et déesses... les motifs faisaient de cette momie la plus ancienne tatouée de l'histoire de l'humanité. Mais ce record vient d'être détrôné.

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Deux momies conservées au British Museum de Londres depuis une centaine d'années viennent de révéler de nouveaux secrets : des tatouages. Il a fallu passer ces dépouilles vieilles de 5 000 ans aux rayons infrarouges pour découvrir des motifs sur leur corps : un taureau sauvage et un mouflon à manchettes pour lui, une série d'ornements en forme de "S" et un bâton utilisé lors de danses pour elle. L'étude vient d'être publiée dans le Journal of Archeological Science, ce jeudi 1er mars. 

Les deux dépoulles avaient été découvertes à Gebelein, une ville du sud de l'Égypte à la fin du XIXème siècle. De précédentes études avaient pu révéler la cause de la mort de l'homme, poignardé dans le dos à un âge compris entre 18 et 21 ans. La datation au radiocarbone avait indiqué qu'il aurait vécu entre 3 351 et 3 017 av. J.-C.

"Nous bénéficions de nouvelles approches concernant la vie de ces individus remarquablement bien préservés. Cette découverte recule l'existence des premiers tatouages en Afrique d'un siècle", explique Daniel Antoine, conservateur en anthropologie physique au British Museum et co-auteur de l'étude, à la BBC. Réalisés grâce à de la suie, utilisée comme encre à tatouer, les dessins prouvent que cette pratique n'était pas réservée qu'aux femmes, mais bel et bien mixte. 

Enterrés dans des tombes peu profondes sans préparation particulière, les corps des deux individus ont été préservés grâce à la chaleur, la salinité et l'aridité du désert. L'équation parfaite pour que les enveloppes corporelles de ces humains soient parfaitement conservées, et que les tatouages restent visibles 5 000 ans plus tard. 

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