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Biens mal acquis : l'association Sherpa demande une enquête au Canada

Le Journal de Montréal évoque plus de 30 millions de dollars canadiens, soit 19 millions d'euros, investis au total, notamment à Montréal (photo).
Le Journal de Montréal évoque plus de 30 millions de dollars canadiens, soit 19 millions d'euros, investis au total, notamment à Montréal (photo). Daniel Slim, AFP

L'ONG Sherpa réclame l'ouverture d'une enquête après les révélations du Journal de Montréal sur les conditions d'acquisition de propriétés immobilières par des "proches de dictateurs et de dirigeants corrompus d'Afrique", au Canada.

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À la suite de révélations du Journal de Montréal sur l'existence au Canada de "dizaines de propriétés entre les mains de ministres, d'ex-ministres et autres personnalités proches de dictateurs et de dirigeants corrompus d'Afrique", l'ONG Sherpa a réclamé jeudi 1er mars l'ouverture d'une enquête sur leurs conditions d'acquisition.

L'organisation basée à Paris précise que sa saisine de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) intervient "en étroite coordination" avec l'association Coalition Biens mal acquis du Canada.

Ces biens immobiliers, selon le quotidien, se situent à Montréal, à Ottawa et dans une cossue région montagneuse québécoise. Le Journal évoque plus de 30 millions de dollars canadiens, soit 19 millions d'euros, investis au total.

Les personnes visées sont originaires du Tchad, du Congo-Brazzaville, du Gabon, du Sénégal, du Burkina Faso, d'Algérie et de la République démocratique du Congo. Selon la Coalition, certains d'entre eux possèdent leur résidence permanente au Canada.

Les intermédiaires visés

La Coalition a précisé à l'AFP que des poursuites seraient également entamées contre "les intermédiaires, les cabinets d'avocats et même les banques, qui ont collaboré avec ces gens là".

Plusieurs procédures sont déjà en cours en France dans ces dossiers dits des "biens mal acquis".

En 2017, le vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende, également avec sursis, pour s'être bâti frauduleusement un patrimoine en France.

Il était le premier dignitaire à être jugé dans le cadre de ces procédures lancées en 2010 en France. La justice française enquête également sur les patrimoines édifiés en France par les proches de Denis Sassou Nguesso (Congo), du défunt Omar Bongo (Gabon) ou encore du président centrafricain déchu François Bozizé.

Avec AFP

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