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Burkina Faso : le groupe jihadiste GSIM revendique les attaques de Ouagadougou

Des soldats burkinabè patrouillent dans Ouagadougou, le 3 mars 2018.
Des soldats burkinabè patrouillent dans Ouagadougou, le 3 mars 2018. Ahmed Ouoba, AFP

Un groupe jihadiste a revendiqué, dans un message reçu samedi par une agence mauritanienne, les deux attaques survenues vendredi 2 mars à Ouagadougou, au Burkina Faso. Les attaques ont fait 8 morts parmi les forces de l'ordre burkinabè.

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Le groupe Nusrat al-Islam wal-Muslimin (Groupe pour le soutien de l'islam et des musulmans, GSIM) a revendiqué les attaques du vendredi 2 mars à Ouagadougou, affirmant avoir agi en représailles à une opération française au Mali, dans un message parvenu samedi 3 mars à l'agence privée mauritanienne "Al Akhbar".

Ces attaques, contre l'état-major des forces armées du Burkina Faso et l'ambassade de France à Ouagadougou, ont fait huit morts parmi les militaires. Le GSIM, dirigé par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, affirme les avoir commises "en réponse à la mort de plusieurs de ses dirigeants dans un raid de l'armée française dans le nord du Mali il y a deux semaines", selon ce message.

Le 15 février, une vingtaine de jihadistes présumés avaient été "tués ou capturés", selon l'État-Major français, lors d'une opération aérienne et au sol des forces françaises visant le groupe d'Iyad Ag Ghaly dans le nord-est du Mali, à proximité de la frontière avec l'Algérie.

Une autre revendication

À Ouagadougou, huit membres des forces de l'ordre burkinabè ont été tués vendredi et douze blessés sont en état d'urgence absolue, selon un bilan officiel. Aucun ressortissant français n'a été tué ou blessé. Huit assaillants ont été tués au cours des attaques.

Le GSIM avait déjà revendiqué l'attaque qui a coûté la vie à deux militaires français et blessé un troisième le 21 février dans le nord-est du Mali, une zone frontalière du Niger réputée servir de refuge à des groupes jihadistes que la force conjointe du G5 Sahel s'est donnée pour mission de chasser.

Ce groupe jihadiste est responsable d'autres attaques au Mali et lié à l'enlèvement d'au moins six Occidentaux ces dernières années.

Avec AFP

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