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Assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon : le juge français s'est rendu au Mali

Ghislaine Dupont, journaliste, et Claude Verlon, technicien de reportage, ont été enlevés et assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal, au Mali.
Ghislaine Dupont, journaliste, et Claude Verlon, technicien de reportage, ont été enlevés et assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal, au Mali. Archives RFI

Le juge français en charge de l'enquête sur l'assassinat de deux journalistes de RFI, en 2013 au Mali, s'est rendu à Bamako pour la première fois, a-t-on appris samedi lors de l'assemblée générale de l'association fondée en leur mémoire.

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Pour la première fois, le juge français Jean-Marc Herbaut a pu se rendre à Bamako pour rencontrer ses homologues maliens en charge de l'enquête sur l'enlèvement et l'assassinat, en 2013 au Mali, de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes de RFI. Cette annonce a été effectuée par Pierre-Yves Schneider, porte-parole de l'association Les Amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, samedi 3 mars, peu avant la troisième assemblée générale de l'association.

Le juge Herbaud était accompagné de deux autres magistrats, "l'un, chargé de l'enquête sur l'attentat contre le bar La Terrasse, l'autre, de celle sur l'attaque contre le Radisson", précise RFI.

"Pour des raisons de sécurité, le juge Erbaut ne s'est pas rendu à Kidal, il est resté dans la capitale malienne. Durant une semaine, il a travaillé avec ses homologues maliens du pôle antiterroriste. [...] Les échanges ont été très fructueux, la coopération très bonne. Le juge Erbaut a pu entendre plusieurs témoins qui ne l'avaient jamais été jusque-là", détaillent encore nos confrères de RFI.

Le voyage du juge Herbaud a en outre permis à la justice française d'obtenir la garantie que lui seront transmis les relevés téléphoniques des suspects présumés. Le juge Trevidic les réclamait depuis quatre ans.

Ghislaine Dupont, journaliste, et Claude Verlon, technicien de reportage, en mission à Kidal, avaient été enlevés et assassinés peu après par leurs ravisseurs.

Plus de quatre ans après les faits, aucun des auteurs présumés du rapt n'a été arrêté vivant et il n'y a aucune avancée concrète. "Quatre ans après, ce sont les mêmes questionnements et la même absence de réponse", résumait le 2 novembre Christophe Boisbouvier, membre du bureau de l’association Les Amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, et journaliste à RFI.

Des documents caviardés

En l'absence de documents déclassifiés clairs (ils sont complètement caviardés par respect du secret-défense), plusieurs hypothèses s'affrontent sur les motifs du rapt : un reportage diffusé en janvier 2017 sur France 2 évoquait une vengeance liée au non-versement d'une part de rançon lors de la libération des otages d'Arlit. Une théorie toutefois écartée par le juge Herbaut chargée de l'enquête.

Une autre hypothèse avancée est que le rapt aurait mal tourné et que les ravisseurs auraient exécuté les deux journalistes sans préméditation, suite à une panne de véhicule ou à la patrouille inattendue d'un hélicoptère.

Un des freins à l'enquête reste l'impossibilité pour la justice malienne et française d'enquêter sur le lieu du drame, à Kidal. La situation n'y est toujours pas normalisée. L'administration commence à faire son retour timidement dans la ville jusque-là tenue par des groupes armés.

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