Accéder au contenu principal

Enclave kurde d'Afrin : une frappe turque tue au moins 36 combattants pro-régime

De la fumée s'élève du village de Deir Ballut, dans la région d'Afrin, en Syrie, suite à l'offensive turque contre les YPG, le 10 février 2018.
De la fumée s'élève du village de Deir Ballut, dans la région d'Afrin, en Syrie, suite à l'offensive turque contre les YPG, le 10 février 2018. Omar Haj Kadour, AFP

L'arrivée de miliciens pro-régime dans l'enclave d'Afrin pour combattre l'armée turque au côté des Kurdes avait fortement déplu à Recep Tayyip Erdogan : au moins 36 de ces combattants ont été tués, samedi, dans un bombardement turc.

PUBLICITÉ

Au moins 36 combattants des forces prorégime ont été tués, samedi 3 mars, dans des raids aériens menés par l'aviation turque contre l'enclave kurde d'Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme ( OSDH). Ces frappes, menées contre la localité de Kfar Janna, étaient les troisièmes contre des positions des forces loyalistes en 48 heures, a précisé l'OSDH.

Ces milices pro-Assad ont rejoint la région d'Afrin le 20 février, à l'appel des combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), encerclés par les soldats turcs participant à l'offensive baptisée "Rameau d'olivier". L'armée turque et les rebelles de l’ASL qui combattent à ses côtés avaient alors tenté de leur faire rebrousser chemin par des tirs d'avertissement. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait menacé le pouvoir syrien de "graves conséquences".

>> À lire sur France 24 : Bataille d’Afrin en Syrie : les forces en présence

"Dans cette affaire, au-delà de l’action de ces milices pro-Assad, le régime soutient incontestablement les Kurdes puisqu’il les a laissés transiter sur son territoire pour rejoindre l'enclave d'Afrin dès le début des combats", a expliqué Wassim Nasr, journaliste de France 24 spécialiste de la région.

Le gouvernement syrien a une relation complexe et ambiguë avec les Kurdes de Syrie, qui ont établi trois cantons autonomes – dont celui d'Afrin – dans le nord de la Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.